Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 662-663 avril-mai 2019 *

ÉTAT ESPAGNOL

Elections, tendances et perspectives politiques

Cf. aussi : [Espagne]

Ernesto M. Díaz*

Après les résultats des élections régionales andalouses tout le monde était dans une attente angoissée. Ils indiquaient au départ une tendance qui, si elle était confirmée à la hausse, confirmerait les pires prévisions, comparables à la fin de « Game of Thrones ». Mais finalement, aux élections anticipée d'avril, les résultats n’ont pas été un désastre absolu.

L’échiquier s’est déplacé juste assez pour que ces résultats nous permettent de rêver d’un horizon qui ne soit pas marqué par un tsunami néolibéral radical, mais par une situation de pause relative dans le paysage politique. Et c’est une bonne chose lorsque les chances d’une offensive pour gagner des droits nouveaux sont réduites.

Synthèse

Mais les dangers restent possibles. Si le gouvernement qui sera formé ne résout pas la crise du conflit national-territorial ainsi que les problèmes sociaux que nous vivons, si ce nouveau gouvernement ne réalise pas des mesures décisives pour traiter les problèmes de manière radicale (à la racine du problème), nous courons le risque d’une radicalisation de droite qui pourrait être dévastatrice à moyen terme.

Les résultats généraux donnent d’importantes indications :

1. La lepénisation d’une grande partie de la société a été (temporairement ?) freinée ;

2. Le conflit national-territorial continue de marquer l’ordre du jour ;

3. Les votes ne permettent pas un changement clair de la situation.

Parti populaire (PP) : entre le redressement économique néolibéral et le tournant ultra-réactionnaire

Son slogan « valeur sûre » – opposé à « l’incertitude » attribuée à la politique du PSOE – aspirait à être la continuation du discours de Mariano Rajoy sur la reprise économique. Les mensonges permanents concernant les créations d’emplois à l’époque des gouvernements Rajoy étaient liés au fantasme de l’Instituto Juan de Mariana – un think tank néolibéral lié au PP – concernant la reprise économique. C’était un des principaux axes de la campagne électorale du PP de Pablo Casado.

Mais ce dernier ne pouvait pas se limiter à la continuité de son prédécesseur. Il a radicalisé le programme, le discours, le ton et les formes sachant qu’il était en concurrence avec Ciudadanos (Cs) et Vox pour occuper l’espace le plus à droite. Mais il reste à voir si cette radicalisation n’est pas l’un des éléments qui a fait croître l’abstention parmi un électorat caractérisé par son âge avancé. Car ce secteur électoral était la véritable « valeur sûre » du PP et il est plus que probable qu’il ait été dépassé par ce revirement radical.

Enfin, ce revirement n’a pas convaincu non plus les secteurs vraiment ultra de l’électorat du PP, qui voient en Vox une force en plein essor, avec des valeurs plus nationalistes, n’ayant pas un passé aussi marqué par la corruption et capable de gagner aussi les suffrages des abstentionnistes pour éveiller une véritable illusion patriotique.

Tous ces éléments ont provoqué une fuite des voix importante vers Cs et Vox, et le PP a récolté un de ses pires résultats. Le vote utile de droite que Casado a invoqué peut être retourné contre lui : avec une telle baisse des suffrages, le PP pourrait passer en dessous de Cs d’ici peu.

On ne voit pas vraiment comment PP pourra sortir de sa situation actuelle. Mais il est plus que possible que sans une feuille de route claire pour réorienter stratégiquement le parti et ses perspectives, nous aurons dans les prochains mois d’autres cas comme le passage d’Angel Garrido du PP au Cs. Et il est fort probable que les premiers pas seront faits de manière opportuniste dans les municipalités et les régions où il y a eu une surenchère des droites, ce qui pourrait se répéter lors des prochaines élections.

Ciudadanos : une tâche centrale, la concurrence avec Vox

Alberto Rivera a progressé d’environ un million de voix depuis les élections générales de 2016. Mais c’est en deçà de ses résultats de décembre dernier en Andalousie et c’est moins que ce qu’il avait espéré.

Tout comme le PP, Cs a été fortement conditionné par l’irruption de Vox et les perspectives de son essor, qui étaient clairement gonflées. Un adversaire à la droite du PP, contestant son électorat, dont on attendait clairement le succès, ne pouvait qu’aider Riviera à s’emparer d’une place politique.

Et il a assez bien sauvé le bulletin de vote en acceptant le débat autour des thèmes de Vox au prix d’une gesticulation terriblement exagérée. Il a ainsi évité qu’une partie de son électorat potentiel ne se tourne vers Vox. Mais il a également gagné une partie de l’électorat qui se détourne du PP tout en estimant pour le moment que le discours d’Abascal est excessivement radical.

Le temps semble être favorable pour Ciudadanos. Si cette combinaison d'’éléments perdure, si le PP ne parvient pas à se réorienter et si le PSOE n’avance pas dans le domaine de l’octroi des droits à la population, il est probable que Cs continuera à progresser et remplacera en quelques mois le PP en tant que deuxième force politique du pays.

Comme le temps lui est favorable, il est logique pour Ciudadanos d’attendre tranquillement sans s’engager dans une quelconque forme de gouvernement avec le PSOE. Rivera semble l’avoir bien compris et l’a marqué comme son identité dans la campagne. Il y a peu de chances qu’il se laisse emporter par les tentations de gouvernement, ce qui ne serait justifiable qu’en déclarant que « si ce n’est pas avec moi, ce sera avec les indépendantistes, il vaut donc mieux que j’arrête le séparatisme de l’intérieur ». Mais c’est un argument qui ne pourrait être utilisé qu’une seule fois.

Vox : freinage inespéré, « rosée de mai »(1)

La grande nouvelle des résultats de l’élection ont été les résultats de Vox. Tout au long de la campagne et même le jour du vote, les spéculations se sont multipliées au sujet d’une montée illimitée des voix pour Vox, menaçant de dépasser de score de Unidas Podemos (UP).

De ce fait, l’irruption de Vox avec le même pourcentage que celui obtenu lors des élections andalouses (environ 10 %) n’est pas le pire puisqu’on prévoyait qu’il allait dépasser UP. Ça nous permet de respirer plus tranquillement, même si les dangers sont évidents.

Néanmoins, c’est une piètre consolation. Derrière ce score se cache une très sombre vérité. Une partie de cet électorat est clairement ouvrier. Ce n’est peut-être pas la composante majoritaire, mais il y a eu un vote ouvrier dans des quartiers habités par la classe ouvrière.

C’est un secteur qui ne s’est jamais reconnu politiquement dans aucun parti et qui croit que seule une option autoritaire peut changer une situation sociale extrêmement difficile. Ou encore qui s’est senti tellement déçu par le PSOE qu’il a cessé de croire nécessaire une relation sociologique entre le travailleur et la gauche.

Contrairement à Ciudadanos, le moment n’a pas été favorable pour Vox. Cs peut servir de tampon pour limiter la croissance de Vox, mais seulement au prix de devenir en pratique lui-même un peu Vox. C’est ce qu’il a tenté et ce qu’il va probablement faire.

Au contraire, un accord d’Alberto Rivera avec le PSOE placerait Ciudadanos sur le terrain de la « droite lâche » dénoncée par Abascal. Ce pourrait être la base d’une croissance graduelle de l’électorat de Vox. Quoi qu’il en soit, l’avenir électoral immédiat de Vox ne semble pas dépendre entièrement de ce qu’il fait, mais de ce que pourra faire Ciudadanos.

PSOE : entre l’illusion Sánchez et le vote utile

Les illusions sur la politique de Sanchez et le vote utile visant à freiner l’essor des droites ont été réunies, permettant au PSOE de recueillir plus de sept millions de suffrages et 123 sièges.

Ces résultats ne peuvent être expliqués seulement par la configuration du vote utile face aux droites. Le PSOE n’a pu récupérer depuis 2016 les deux millions de voix qu’il avait perdues que grâce à la réapparition artificielle des illusions sur le vote socialiste à la suite de la victoire de Pedro Sánchez. Ces illusions nouvelles ont canalisé une partie de l’électorat d’Unidas Podemos qui a eu peur du trident de droite.

Sánchez a surfé sur une épopée très attrayante et qui n’est pas nouvelle : il a réussi à surmonter le sabotage des barons socialistes, à annoncer un tournant à gauche du parti (mais seulement dans le discours), à défenestrer Rajoy et à faire une pause dans le conflit national-territorial (sans le résoudre). Maintenant l’histoire a été embellie par le succès électoral et il pourrait fidéliser le vote socialiste pendant un certain temps.

Pourtant, bien qu’attrayante, l’épopée du tournant à gauche du sánchisme sonne creux. D’une certaine manière ce virage à gauche peut être comparé à l’existence de Dieu : beaucoup croient en lui et même si son existence ne peut être complètement exclue, personne ne l’a vu se manifester clairement dans les faits.

C’est ce même mélange d’illusions nouvelles et de vote utile qui explique une remobilisation du vote socialiste dans des régions comme l’Andalousie, où une partie de cet électorat qui s’était abstenue lors des élections régionales de décembre dernier a préféré voter une nouvelle fois pour le PSOE. Ce fait andalou n’est pas anecdotique : il représente près d’un demi-million de voix. Un quart de l’augmentation totale du PSOE dans ces élections législatives a été réalisé en Andalousie où il y a déjà une sorte de triple-alliance de la droite.

Néanmoins, le sánchisme doit faire face à un problème central. Dans le contexte actuel il n’y a pas de place pour l’immobilisme. Le vote pour le PSOE est un vote qui exige la restitution des droits sociaux et une issue pour les exigences des nations sans État. Si Sánchez n’est pas à la hauteur de ces deux aspirations, le phénomène de la nouvelle illusion pourrait se retourner contre lui et se traduire à moyen terme par un effondrement du PSOE qui remettrait les droites renforcées à l’avant de la scène.

Le PSOE a déjà annoncé qu’il tentera de gouverner seul. Sánchez est prisonnier de l’illusion qu’il a générée : il aimerait conclure un pacte avec Rivera qui le stabiliserait, ce que symbolise son « aucun cordon sanitaire ne résistera aux envies d’avancer ». Mais le tournant à gauche qu’il a lui même inventé pour gagner la légitimité limite cette possibilité. Ses électeurs eux-mêmes le lui ont fait comprendre au cours de la nuit électorale en chantant « Pas avec Rivera ».

Il veut également éviter de gouverner avec UP pour ne pas mêler le gouvernement à ce qui peut arriver à court terme. Il recherchera donc des soutiens pour son investiture et devra surfer sur une mer de difficiles accords ponctuels avec plusieurs options politiques, en fonction du moment et de l’objectif.

Unidas Podemos : résistance sans perspective

La perte d’environ 1,3 million de suffrages a été bien accueillie par ceux qui s’attendaient à en perdre plus de deux millions. Mais l’évasion des votes de l’UP vers le PSOE et l’abstention oblige à penser sérieusement le futur de cette organisation.

Il est évident qu’une partie du discours de campagne d’Iglesias était vraie : les calomnies contre Podemos orchestrées par les « égouts de l’État » ont fait des ravages. Il ne devrait y avoir aucun doute sur l’impact négatif de cette campagne organisée par les classes dominantes du pays.

Mais il aurait été possible de résister dans de bien meilleures conditions si le projet ne s’était pas éloigné autant de son point de départ, si les processus démocratiques de base n’avaient pas été étouffés et si Podemos avait appris à vivre avec en son sein des tendances différentes, au lieu de les écraser. C’est-à-dire si le projet de réformes structurelles avancées n’avait pas été modifié en privilégiant une entente avec le PSOE, gérée par un appareil bureaucratique ayant ses propres intérêts.

D’autre part, nous avons vécu une campagne d’UP à deux têtes, inconciliables. D’un côté, un programme intéressant mettant au centre la Banque publique, une banque d’investissements pour initier la transition écologique, freiner l’augmentation des loyers avec des contraintes imposées aux communes, lier les retraites à l’indice des prix de la consommation… De l’autre côté, un attachement manifeste au PSOE et à la Constitution qui fixent des limites stratégiques clairement inconciliables avec le programme énoncé.

Synthèse

Et c’est la clé de voûte : soit UP donne la priorité à son programme, soit aux alliances avec le PSOE. Accepter l’une des deux, c’est renoncer à l’autre : ou bien lutter pour des réformes structurelles qui sont inacceptables pour un PSOE qui ne fait qu’une gesticulation de gauche sans contenu, ou renoncer à ce programme au profit de mesures beaucoup plus limitées pour gouverner avec le PSOE et respecter la Constitution.

Cependant, réduire tout le débat aux perspectives d’UP à entrer ou non au gouvernement est un piège qui élude les positions intermédiaires, les nuances de gris qui peuvent marquer le camp dans lequel vous vous trouvez. Tout cela, bien sûr, est loin de poser sérieusement la question du militantisme de base.

Un acteur en attente : le conflit national-territorial

Aujourd’hui plus qu’hier, ce grand conflit reste à l’ordre du jour. L’augmentation du vote indépendantiste et nationaliste en Catalogne et en Euskadi est une réalité. Faire la sourde oreille, comme le PSOE, ne résoudra pas le conflit, mais l’aggravera.

Les succès de l’ERC (en hausse de 7 %) en Catalogne ainsi que ceux du PNV (+7 %) et Bildu (+3 %) en Euskadi vont marquer l’agenda. Sanchez a jusqu’à présent tenté de freiner la progression de l’indépendantisme en suspendant le conflit ouvert avec ces forces dans les deux communautés, mais il est exclu que cela persiste s’il n’y a pas de proposition qui tente de résoudre d’une manière ou d’une autre le conflit national-territorial de fond : l’épuisement du modèle territorial hérité de la transition et l’absence de réponse à la revendication du droit de décider.

Sanchez doit faire un pas de la même manière que dans d’autres domaines. Peut-être un moyen d’atténuer partiellement la dynamique en faveur de l’indépendance serait-il d’augmenter le niveau de compétence des deux communautés sans toucher à la clé du conflit ouvert : les exigences de l’autodétermination et le droit de décision des deux Communautés. Il peut y avoir des gestes intermédiaires entre cela et le néant. Mais il est peu probable que le PSOE ouvre le melon de la discussion.

Ce qui est certain, c’est que quoi qu’il fasse, il sera obligé de le faire en même temps pour les deux processus. Traiter la Catalogne de préférence à l’Euskadi pourrait ouvrir en Euskadi des tendances mobilisatrices qui n’intéressent pas Sánchez.

Le piège discursif du « bloc des gauches »

Il fallait s’attendre à ce que la presse positionne le débat post-électoral comme une lutte entre les blocs. Alors que le « bloc des droites » est clair quant aux objectifs stratégiques généraux (néolibéralisme radical), il n’est pas clair qu’il y ait une cohérence interne dans ce que l’on a commencé à appeler le « bloc des gauches ».

Cette perspective est directement liée à une alliance gouvernementale entre UP et PSOE. Est-ce vraiment ce qui serait le plus approprié pour avancer dans le domaine des droits sociaux et des libertés ? C’est assez improbable, malgré la persistance d’Iglesias.

De telles formules compromettraient le capital transformateur qui existe encore dans UP, au profit d’une stabilité parlementaire du PSOE. Il est improbable que le PSOE soit prêt à réaliser les nécessaires transformations sociales et celles du modèle territorial, permettant une véritable récupération des droits du travail, féministes, écologiques, démocratiques, etc. Par conséquent, un compromis gouvernemental sur ces questions placerait UP dans une position difficile. UP serait prisonnier du faux choix : défendre un gouvernement qui n’avance pas là où il devrait ou l’abandonner en prêtant le flanc aux accusations de diviser le « bloc des gauches ».

Une alliance gouvernementale est le chemin le plus court pour neutraliser le potentiel de transformation qui existe encore dans UP. Heureusement, et comme cela se produit depuis plus d’un an, les aspirations gouvernementales d’Iglesias se heurtent l’insistance de Sánchez pour gouverner seul.

Face à cette option, il serait beaucoup plus judicieux de rester à l’extérieur du gouvernement en conditionnant son investiture par des engagements sur les questions essentielles des réformes structurelles les plus importantes : abrogation de la réforme du travail, limitation de l’augmentation des loyers, investissements pour la transition écosociale, modèle territorial… Si de telles réformes étaient conquises, elles seraient imputées au travail d’opposition d’UP qui ne serait pas conditionné ni limité par l’engagement dans le gouvernement. Et si par lâcheté le PSOE ne procédait pas aux réformes nécessaires, UP pourrait capitaliser un mécontentement de l’électorat socialiste.

Dépasser Podemos pour atteindre son but fondateur

Au cours de la nuit électorale, Iglasias a affirmé que si les résultats n’étaient pas ceux attendus, les scores « permettaient de réaliser nos objectifs ». De quels objectifs parlons-nous et comment les atteignons-nous ? Une alliance gouvernementale avec le PSOE devrait être qualifiée de moyen, pas être une fin, un objectif. Ce mélange de moyens et d’objectifs est l’un des talons d’Achille des perspectives d’Iglesias.

Dans le contexte où nous nous trouvons, l’objectif d’UP doit être de construire les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs transformateurs à court terme : des réformes structurelles qui améliorent la vie des gens. Et cela ne peut pas être fait par un gouvernement avec le PSOE, que presque tout le monde considère comme exclu.

D’autre part, le plus réaliste serait de réfléchir à la manière dont nous prenons des mesures pour avancer dans les tâches stratégiques de l’époque : générer une nouvelle culture militante politique et sociale, de nouvelles relations de solidarité entre ceux et celles d’en bas, etc. Sans progrès dans ce domaine, nous courons le risque que le programme, la cohérence et les perspectives des dirigeants d’UP soient aussi mouvants que les votes. Et les seules perspectives de changement seront d’attendre éternellement les élections que UP gagnera à la majorité absolue, en partant d’on ne sait pas quelles enclaves sociales antérieures.

Ces tâches de réorganisation de la nouvelle classe ouvrière ne peuvent pas se faire exclusivement à partir d’UP. Il est nécessaire de construire un horizon plus large, qui intègre le meilleur, purifie le pire et nous permette d’ajouter une grande partie de l’espace social qui s’exprime en dehors d’Unidas Podemos, et dont les préoccupations sont au centre d’une stratégie révolutionnaire pour transformer le pays et le monde.

San Fernando, 29 avril 2019

* Ernesto Manuel Díaz Macías est conseiller municipal de Podemos à San Fernando, Andalousie, et militant d’Anticapitalistas (section de la IVe Internationale dans l’État espagnol). Cet article a été d’abord publié sur le site de la revue Viento Sur : https://www.vientosur.info/spip.php?article14779 (traduit de l’espagnol par JM).

1. Selon un dicton andalou, dont nous avons repris un équivalent français, la pluie ou mieux, « la rosée du mois de mai, gâte tout ou ranime tout ».

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