Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 599-600 novembre-décembre 2013 *

ARGENTINE

Le trotskisme revigoré

Cf. aussi : [Argentine]

Pablo Stefanoni *

À l’exceptionnelle performance du Front de gauche et des travailleurs (Frente de Izquierda y los Trabajadores, FIT) lors des élections du 27 octobre 2013, il faut maintenant ajouter le triomphe aux législatives du Parti ouvrier (Partido Obrero, PO) dans la ville de Salta. Comment expliquer le succès de cette nouvelle/vieille gauche et quels sont les défis qui l’attendent ?

Ville de Salta. © Gonzalo Rivero

Ville de Salta. © Gonzalo Rivero

Les élections du 27 octobre ont de nombreuses dimensions. Une d’entre elles, sans aucun doute, c’est l’exceptionnel succès du FIT — une alliance du Parti ouvrier, du Parti des travailleurs socialistes (PTS) et de la Gauche socialiste (IS) — qui a dépassé les 5 % des suffrages exprimés dans tout le pays. Alors que, en 2011, il était question d’un « miracle pour Altamira (1) », le miracle étant qu’il parvienne lors des élections primaires obligatoires (2) à obtenir plus que 1,5 % des suffrages pour rester dans la course, deux ans plus tard seulement le FIT réussit à faire élire trois députés nationaux et atteint des scores sans précédent dans les provinces de Mendoza et de Salta, dépassant 5 % des suffrages dans neuf provinces (3). La gauche a ainsi capitalisé les progrès électoraux obtenus dans les provinces depuis 2001, mais que la presse nationale n’avait pas remarqués.

Ce que les médias avaient remarqué, et qui a bouleversé le pays, ce fut l’assassinat en octobre 2010 de Mariano Ferreyra par un gang de la bureaucratie syndicale de José Pedraza, jugé et condamné en tant qu’inspirateur de ce crime. Cette mort a mis à l’ordre du jour deux questions portées par la gauche : la travail précaire (la manifestation lors de laquelle M. Ferreyra a été tué soutenait les cheminots intérimaires) et les syndicalistes millionnaires « de Puerte Madero » (4).

Synthèse actualisée Inprecor sur l'Argentine

À la recherche de la révolution

Les résultats du 27 octobre sont d’autant plus surprenants que dans les pays, où ils réussissent à présenter des candidats, les partis trotskistes récoltent d’habitude des pourcentages symboliques. L’histoire de la Quatrième Internationale, fondée en 1938 à Paris (sans la présence de Trotski, exilé au Mexique), c’est aussi celle de grandes divisions entre les héritiers du dirigeant bolchévique, qui durant des décennies ont milité en faveur d’un véritable socialisme contre la sanglante dégénérescence stalinienne. En Argentine également le monde trotskiste a été synonyme de division. Jusqu’à la fin des années 1980, Nahuel Moreno a été le principal dirigeant trotskiste. Il a fondé le Mouvement vers le socialisme (MAS), un parti qui avait commencé par promouvoir l’unité de toutes les forces socialistes (y compris les sociaux-démocrates) tout en maintenant son identité trotskiste. Après plusieurs années de croissance et de changements de sa tactique, en 1989 le MAS a fait élire Luís Zamora au Parlement national et Silvia Díaz à l'Assemblée législative de Buenos Aires, dans le cadre de la Gauche unie, une alliance avec le Parti communiste. C’est justement à la parlementaire du MAS, alors que cette dernière tentait d’expliquer que les révolutions en Europe de l’Est visaient un socialisme plus démocratique et non à restaurer le capitalisme, que la centriste Adelina Dalesio de Viola lança « le socialisme avec la démocratie, mon œil ! »

Politica Obrera (Politique ouvrière), rebaptisé Parti ouvrier en 1983, a été fondé en 1964 par Jorge Altamira pour faire face au morénisme. Alors que le PO accusait le MAS de « démocratisme » (non révolutionnaire), ce dernier imagina le terme « altamirisme » comme synonyme du « sectarisme ». Altamira a percé sur les écrans en 1989, car il avait été arrêté et accusé, sans preuve, d’être l’instigateur de pillage de supermarchés. Les gens le connaissaient aussi pour son slogan électoral peu conventionnel — « Que Richard Handler [le rugbyman qui à se moment présidait la Citibank argentine] aille labourer » — qu’Altamira proclamait à la télé grâce aux espaces gratuits de propagande électorale. Le MAS, qui est devenu une force significative à la fin de la décennie 1980, a été capable de mobiliser des dizaines de milliers de personnes et d’obtenir des scores électoraux importants à Buenos Aires, à Córdoba et Neuquén. Mais la mort de Moreno et les tensions produites par la croissance du parti (ainsi que l’analyse peu réaliste de la situation argentine qualifiée de révolutionnaire) a fait exploser le MAS en plusieurs groupes, qui à leur tour se sont divisés. C’est de là que viennent le PTS et l’IS, deux des composantes du FIT. Avec la crise du morénisme, l’altamirisme a trouvé l’espace pour se positionner en tant que principal courant trotskiste argentin. En 2001, faisant preuve d’une certaine souplesse par rapport à son ouvriérisme traditionnel, le PO a mis l’accent sur l’organisation des chômeurs au sein du Pôle ouvrier, sa structure de piqueteros dirigée par Néstor Pitrola. Faisant partie de la vieille garde du parti tout en ayant un style plus populaire, Pitrola avait obtenu un succès notable au cours des années 1980 en devenant secrétaire adjoint du Syndicat des imprimeurs. Le 27 octobre dernier, il a été élu député national de la Province de Buenos Aires. Ce succès est en partie le résultat d’un travail local efficace, avec des groupes du parti dans plusieurs quartiers populaires, que le PO réalise depuis des décennies.

Quant au PTS, il est apparu en tant que fraction interne au sein du MAS originel, appelée « Tendance bolchévique internationaliste », qui a rompu en 1988 en considérant que ce parti était devenu une sorte de « national trotskisme ». La croissance du MAS a conduit ses idéologues à considérer l’Argentine comme le centre de la révolution mondiale, ce qui, dans l’opinion des dissidents, était un affront à la théorie marxiste (5). Actuellement le PTS combine travail dans les entreprises, animant plusieurs comités d’usine dans la zone nord du Grand Buenos Aires, entre autres à PepsiCo et à Kraft, et travail de réflexion, avec l’Institut de la pensée socialiste Karl-Marx, qui publie les œuvres des classiques du marxisme. L’un de ses emblèmes est l’entreprise Zanón de Neuquén, reprise par les travailleurs, une « usine sans patrons » d’où provient le « député ouvrier » Raúl Godoy qui siège à l’Assemblé régionale de Neuquén.

Outre divers quartiers et certaines usines, le FIT a également consolidé depuis 2001 sa croissance dans divers secteurs syndicaux et à l’université de Buenos Aires où, les élections de 2013 l’ont placé à la direction de huit centres étudiants sur treize.

Salta la trotskiste

Pour les militants du PO, la belle ville de Salta (6) (cf. carte) est devenue trotskiste (les autres forces qui composent le FIT n’y sont pas présentes). Ce qui au début des années 2000 pouvait être interprété comme un vote de protestation qui a conduit le Parti ouvrier dans la cour des grands de la politique provinciale a fini par produire une reconfiguration curieuse du champ politique local, avec une force trotskiste pouvant prétendre à la première place dans une province connue pour son fort conservatisme et pour son catholicisme. Le 27 octobre, au niveau provincial, le PO a obtenu 19,11 % aux élections législatives nationales, à deux points seulement du Front populaire saltanien de Juan Carlos Romero (20,57 %) et devant la liste soutenue par le gouverneur kirchneriste Juan Manuel Urtubey, qui n’a reçu que 19,05 % des voix. Dans la capitale Salta, le PO arrivait en tête avec 29,39 %.

Lors des élections provinciales du 10 novembre les « trotsks » ont encore progressé. Dans la capitale provinciale le PO arrivait en tête avec près de 27 % des voix pour les députés, 22,6 % pour les sénateurs et un retentissant score de 30 % pour les conseillers, obtenant quatre sièges de députés, neuf conseillers (la plus forte minorité du Conseil) et une sénatrice, la populaire Gabriela Cerrano, qui parle avec une grande sagesse, en plus de nombreux sièges municipaux dans l’intérieur de la province (à Irigoyen, Orán, Colonia Santa Rosa, Mosconi, Aguaray etc.).

En obtenant ces scores, le PO s’est implanté dans divers secteurs sociaux. Pour Altamira, l’adhésion des catholiques pratiquants est la preuve que le message de son parti a atteint le peuple saltanien. Le dirigeant trotskiste a récemment déclaré que, lors d’une de ses visites pré-électorales dans la province du nord, de nombreuses personnes sortaient d’une procession pour lui dire qu’elles voteraient pour sa liste. Et il citait un message d’un militant de PO de Colonia Santa Rosa, disant que « si Dieu et la Vierge nous accompagnent nous aurons la majorité dans le conseil municipal en novembre ».

Le dirigeant de PO à Salta, Claudio del Plá, député provincial en 2003-2007 et en 2009-2013, est parti au début des années 1980 dans le nord pour y construire le parti. Son frère, Miguel del Plá, est parti à l’autre extrémité du pays et, en 1994, il a été élu à la Convention constituante de la province de Santa Cruz. Mais la capacité organisatrice des del Plá ne s’arrête pas là : Romina del Plá, la jeune génération, a été élue en mai 2013 secrétaire générale du syndicat d’enseignants Suteba dans le district de La Matanza (7), à la tête d’une liste Multicolore.

Le député national de PO élu pour la province de Salta, Pablo López, est un jeune qui a déjà une expérience parlementaire : il a effectué deux mandats de député provincial. Claudio del Plá, qui a été réélu le 10 novembre, attribue le développement de PO dans la province à son engagement dans les luttes contre le travail clandestin, pour l’accès au logement et contre l’impunité, ainsi que sur les « grandes questions environnementales ». Il a annoncé que « le PO sera une représentation pour ceux qui sont les démocrates conséquents et pour la gauche » (8). Parmi les mesures que le Parti ouvrier veut faire adopter par l’Assemblée provinciale nouvellement élue, on remarque en particulier une modification du régime fiscal des propriétés rurales de plus de 500 hectares, avec un impôt en relation avec la valeur réelle de la terre dont le revenu permettrait de créer un fonds pour financer les services publics d’urgence sociale.

« Il ne faut pas oublier, qu’après le Parti justicialiste (péroniste) et l’Union civique radicale, le PO est le plus ancien parti de la province, que sa légitimité est forte parce qu’en général la population récompense plus la cohérence que le charisme », explique Juan Manuel Chalabe, journaliste politique d’El Tribuno, interrogé par Le Monde diplomatique. Dans la province de Salta, ajoute-t-il, le discours de PO est plus proche des problèmes de la population que des grandes questions idéologiques ou de la rhétorique trotskiste. Selon lui, en 2011, les électeurs ont souvent voté à la fois pour Cristina Kirchner à la présidentielle et pour Pablo López à la députation provinciale, car les électeurs progressistes soutenaient la politique de centre-gauche du gouvernement national mais ne pouvaient en aucun cas identifier le gouverneur Urtubey comme faisant partie de ce projet. L’ancien ministre du Travail de Carlos Menem, Armando Carlo Figueroa, signale pour sa part dans un article publié par El Tribuno, que les élections de 27 octobre « ont démenti les élucubrations simplistes et ont ratifié l’urgence d’une force politique puissante construite patiemment par des dirigeants et des militants qui soutiennent les revendications citoyennes, nouvelles et anciennes, insatisfaites ». Il a ajouté : « Les habitants savent que personne ne réagit à leurs réclamations contre les coupures d’eau, le débordement pestilentiel des égouts ou les accidents de circulation. Ils savent qu’ils n’ont pas la parole lorsque la police frappe les détenus, lorsque les trafiquants s’emparent de leurs enfants ou des institutions, lorsque la qualité de la santé ou de l’éducation publique sont dégradées » (9).

Un verre de malbec pour Trotski

À la différence de la province de Salta, l’ascension électorale à Mendoza (cf. carte) a été beaucoup plus abrupte. Il s’agit aussi d’une province « conservatrice », plus connue à l’étranger par des documentaires comme Mondovino que pour le radicalisme de ses habitants. La face visible du « miracle » c’est Nicolás Del Caño, 32 ans, devenu le premier député de la gauche combative dans l’histoire de la province. Né à Córdoba, fils de militants trotskistes (et avec un bisaïeul fondateur du PC de Villa María), le nouveau député a été formé dans le PTS, où il a commencé à militer à l’âge de 14 ans. En 2006 il s’est installé à Mendoza pour y « construire le parti », sans imaginer que sept ans plus tard il devrait déménager à Buenos Aires pour y occuper un siège au Parlement national. Pour Del Caño, pas de doute, les résultats récompensent « le maintien de la cohérence, même si certains déclarent que nous sommes sectaires ».

À Mendoza, il s’est engagé dans les luttes des producteurs de l’ail, des travailleurs des caves et des étudiants, en survivant avec divers emplois précaires même s’il est issu d’une famille de classe moyenne. Les débats électoraux ont contribué à le mettre sur l’avant de la scène au côté de sa camarade Soledad Sosa (du PO). Sans être charismatique, Del Caño a offert un air d’authenticité et de « personne normale » qui a contribué à concentrer sur sa candidature le rejet de la politique traditionnelle, au point que certains sondeurs ont remarqué l’enthousiasme pour le vote en faveur du FIT dans cette province plus connue pour le cépage malbec (10). Et pas seulement l’enthousiasme des électeurs : le regroupement de la gauche avait au moins un défenseur dans chaque école. « Trotski n’est pas seulement pour nous un théoricien, c’est une source d’inspiration pour la vie révolutionnaire, sa ténacité dans l’adversité nous a inspirés au cours des années 1990 », disait Del Caño dans un café de Buenos Aires, où il répondait à des interviews pour plusieurs chaînes de télé qui voulaient illustrer la surprise de Mendoza.

Le FIT régional a fêté ses résultats en chantant l’Internationale dans les rues autour de son local et les médias ont commencé à épeler des termes comme « trotskisme » entre la curiosité des uns et la surprise de beaucoup d’autres. En réponse à ce nouveau climat, le journal gratuit Jornada a publié une courte biographie « pour les nuls » du fondateur de l’Armée rouge intitulée « À propos de Del Caño : qui était Trotski ? » Au cours de la campagne, le traditionnel et droitier Parti démocrate, qui est en chute libre, a consacré un spot au candidat du FIT : « Pour beaucoup, c’est peut-être amusant de voter à gauche, mais cela peut créer des problèmes », y expliquaient les jeunes César Sola et Álvaro “Laucha” Martínez, qui accusaient Del Caño de ne pas comprendre les particularités locales parce qu’il n’est pas né à Mendoza et de vouloir transformer Mendoza en un nouveau Cuba (11).

Le trotskisme populaire

Comme le dit le proverbe latino-américain, « c’est autre chose, quand on a la guitare » (12). Pour les partis trotskistes, trop souvent concentrés sur leurs disputes internes, passer à l’action sur la scène politique nationale représente un véritable défi. D’autant plus que leur très grand succès électoral n’est pas lié à une radicalisation évidente de la société et que les forces qui composent le FIT confondent souvent négociation et capitulation. De plus, le progrès électoral est porté par des dirigeants qui ont été capables de briser certains stéréotypes du trotskisme classique et de prendre en compte les nouvelles opportunités politiques plus que de faire triompher « la ligne juste ». Mais quoi qu’il en soit, ces résultats représentent un défi : le tournant de la gauche modérée vers le centre a abandonné les drapeaux de la gauche aux trotskistes. Beaucoup de gens ont voté pour que la gauche soit la gauche. Les résultats électoraux montrent à leur tour les transformations culturelles des sociétés « de l’intérieur » de l’Argentine, de plus en plus complexes et moins féodales.

Romina del Plá résume ainsi un objectif quasi titanesque : « Nous travaillons pour tenter de surmonter le péronisme. Dans de nombreux endroits, nous nous battons côte à côte ». Si Trotski s’est toujours opposé à la formule stalinienne de socialisme dans un seul pays, cela est encore moins possible dans une province ou une municipalité. Cela va mettre à l’épreuve la capacité de cette nouvelle/vieille gauche pour que le maximalisme ne brouille pas les possibilités inscrites dans cette émergence sans précédent d’un trotskisme populaire. ■

* Pablo Stefanoni, journaliste, est rédacteur en chef de Nueva Sociedad. Cet article a d’abord été publié sous le titre « Trotskismo recargado » par le Monde diplomatique (edición Cono Sur) n° 173 de novembre 2013. (Traduit de l’espagnol par JM)

Notes

1. Jorge Altamira (de son vrai nom José Saúl Wermus, né en 1942 à Buenos Aires) est le fondateur et le dirigeant du Partido Obrero (PO, Parti ouvrier), une organisation trotskiste, section argentine de la Coordination pour la refondation de la IVe Internationale, et fondateur, en 1964, du journal Politica Obrera (qui était aussi l’ancien nom du parti actuel). De 2000 à 2004, il a été membre du Conseil législatif de la ville autonome de Buenos Aires, faisant alors voter la loi sur la journée de travail de 6 heures pour les salariés du métro de Buenos Aires.

2. Les listes et les candidats aux élections doivent, depuis la loi électorale de 2009, dépasser 1,5 % des suffrages exprimés lors des « élections primaires obligatoires et simultanées », appelées aussi PASO, dans le district pour pouvoir se présenter aux élections législatives. L’idée du slogan cité a été avancée par le journaliste Jorge Rial.

3. Il a obtenu un député provincial à La Matanza, trois députés et un sénateur provincial à Mendoza et un élu à Santiago del Estero, en plus de nombreux élus obtenus à Salta le 10 novembre 2013.

4. Puerte Madero est le quartier le plus riche de Buenos Aires.

5. Cf. Gabriela Liszt, « Historia y balance del MAS argentino », Lucha de Clases n° 6, juin 2006.

6. Surnommée « Salta la linda » (Salta la belle), célèbre pour son architecture coloniale, c'est la capitale de la province de Salta, située dans le nord-ouest argentin, au pied de la cordillère des Andes. Avec une population estimée 536.000 habitants, c’est la huitième agglomération d’Argentine. Elle est le centre d’une région agricole et minière.

7. Avec une population de 1,77 million d’habitants, c’est le district le plus peuplé de la province de Buenos Aires.

8. Franco Mizrahi, « En Salta se vino el zurdaje », Veintitrés du 9 octobre 2013.

9. Armando Caro Figueroa, « Las claves del éxito del Partido Obrero en Salta », El Tribuno, Salta, 3 novembre 2013.

10. Leandro Abraham, « Santiago Alé : ”El voto castigo benefició a Cobos y a Del Caño lo votaron a conciencia” », Sitio Andino du 28 octobre 2013.

11. Voir : http://www.youtube.com/watch?v=eQMiCINoOGU

12. Qui signifie, dans ce cas, qu’il n’est pas facile pour des organisations, dont l’activité principale était la propagande socialiste, de changer ses habitudes et sa culture militante lorsqu’un secteur des masses attend d’elles autre chose que des commentaires.

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