Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Politique

N° 510 octobre 2005 *

CORÉE DU SUD

KCTU : un peu d’histoire

Cf. aussi : [Corée] [Pierre Rousset]

Pierre Rousset

La KCTU a été officiellement constituée le 11 novembre 1995, avec 862 syndicats et 418.000 membres. Mais ses racines historiques et symboliques remontent vingt-cinq ans plus tôt, au début d’une lutte très dure pour organiser la classe ouvrière en Corée du Sud, sous un régime de dictature militaire. Le 13 novembre 1970, Chun Tae-il, un ouvrier du textile, s’était immolé par le feu pour protester contre l’interdiction du syndicalisme indépendant. Puis, par leur combat opiniâtre, les travailleuses de l’industrie légère d’exportation ont jeté les premières bases du mouvement syndical moderne. Durant les années 1980, l’industrie lourde s’est développée. Elle fut, en 1987, le théâtre d’une vaste mobilisation ouvrière dont l’impact fut très profond. Face à la répression, les syndicats combatifs ont commencé à se coordonner par-delà les divisions de branches et de provinces.

Synthèse actualisée Inprecor

Les luttes de la classe ouvrière et des étudiants ont largement contribué à la fin du régime militaire, dans les années 1990. En 1996, la Corée du Sud a été admise dans l’OCDE (1). Le 26 décembre de cette année, la KCTU a initié une grève générale d’un mois, ce qui l’a « projeté au cœur de la politique et de la société coréennes », ouvrant la voie à « l’entrée en force des travailleurs dans la vie nationale après plus de trente années d’exclusion » (2).

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