Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Dernières nouvelles novembre 2015 *

HORREUR A PARIS

Communiqués

Cf. aussi : [Syrie] [France]

Communiqué du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, France)

Communiqué d’Ensemble (France)

Résolution politique de A Manca (Corse)

Solidarité avec les victimes de Paris, Beyrouth, Ankara, Bagdad…

Communiqué de solidaritéS (mouvement anticapitaliste, féministe et écologiste pour le socialisme du 21e siècle, Suisse)

Leurs guerres, nos morts : La barbarie impérialiste engendre celle du terrorisme

Les attentats horribles qui ont eu lieu à Paris vendredi soir, faisant plus de 120 morts, des dizaines de blessés, cette violence aveugle, suscitent la révolte et l’indignation. Le NPA les partage et exprime sa solidarité aux victimes, à leurs proches. Ce drame est d’autant plus révoltant qu’il frappe des victimes innocentes, que les attaques meurtrières visaient la population. 

Cette barbarie abjecte en plein Paris répond à la violence tout aussi aveugle et encore plus meurtrière des bombardements perpétrés par l’aviation française en Syrie suite aux décisions de François Hollande et de son gouvernement. 

Ces bombardements sont censés combattre l’État islamique, les terroristes djihadistes, en fait, avec l’intervention et les bombardements russes, ils protègent le régime du principal responsable du martyr du peuple syrien, le dictateur Assad.

Et ce sont là aussi les populations civiles qui en sont les premières victimes condamnées à survivre sous la terreur ou à fuir au risque de leur vie.

La barbarie impérialiste et la barbarie islamiste se nourrissent mutuellement. Et cela pour le contrôle des sources d’approvisionnement en pétrole.

Dans une intervention pitoyable, Hollande s’est décomposé en direct et a bafouillé quelques mots sur la République. Lui qui joue les va-t-en guerres et porte une responsabilité immense dans ce nouveau drame réclame de la « confiance ». Il a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire, estimant que la réponse à apporter était de piétiner les libertés fondamentales. Il a été immédiatement soutenu par Sarkozy. Les autorités politiques peuvent ainsi désormais interdire des réunions publiques et contrôler la presse.

Une nouvelle fois, les principaux responsables de ce déferlement de violence barbare appellent à l’union nationale. Ils tentent de retourner la situation dramatique à leur avantage pour étouffer l’indignation et la révolte. Ils ont pour cela un bouc émissaire tout trouvé, les musulmans. Nous refusons toute union nationale avec les responsables des guerres, la bourgeoisie, Hollande, Sarkozy et Le Pen. Nous dénonçons le racisme que distille l’État au nom de prétendues « valeurs de la république » au moment même où, sous couvert de lutte contre le terrorisme, ce sont les droits démocratiques qui sont menacés. Nous demandons la levée de l’État d’urgence. 

La seule réponse aux guerres et au terrorisme est l’unité des travailleurs et des peuples, par delà leurs origines, leur couleur de peau, leurs religions, par delà les frontières pour se battre ensemble contre ceux qui veulent les faire taire, les soumettre, pour en finir avec ce système capitaliste qui engendre la barbarie. 

Pour mettre fin au terrorisme, il faut mettre fin aux guerres impérialistes qui visent à perpétuer le pillage des richesses des peuples dominés par les multinationales, imposer le retrait des troupes françaises de tous les pays où elles sont présentes, en particulier en Syrie, en Irak, en Afrique.

Montreuil, le 14 novembre 2015

Condoléances du peuple de la ville de Douma (Syrie) au peuple de France et au gouvernement français

Lettre des révolutionnaires syriens de la ville de Douma

Tout d’abord, nous voudrions exprimer nos sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu des proches.

Nous, les civils à la ville de Douma qui vivons sous le siège opposé par le régime d’Assad, condamnons l’attaque terroriste qui a frappé la France hier. Nous condamnons fortement que des civils soient ciblés soit en France, soit dans d’autres pays et que ce soit par Daech ou par d’autres groupes terroristes. Nous condamnons aussi le terrorisme d’État effectué par certains gouvernements.

Chers amis français, nous tenons à vous rappeler que, à Douma, nous avons vécu et souffert, le terrorisme organisé par le régime d’Assad depuis cinq ans maintenant. Nos enfants ainsi que des femmes et des vieillards ont parfois explosés en morceaux à cause des bombes du Régime d’Assad. Comme des civils vivants dans une zone assiégée et qui font face à un génocide seulement parce que nous avons demandé la liberté, la démocratie et avons voulu mettre  fin à l’autoritarisme, nous tendons la main tout d’abord au peuple de France, et à tous les peuples qui demandent la paix et la liberté, afin que nous puissions tous ensemble mettre fin au régime d’Assad, la cause du terrorisme survenant dans notre pays et dans le monde. Nous espérons aussi que nous pourrions nous aider pour rendre notre monde plus sûr et plus civilisé.

Ville de Douma, province de Damas, le 14 novembre 2015

(original publié par https://syriafreedomforever.wordpress.com/)

Face à la peur, la solidarité ! Communiqué d’Ensemble (France)

Aujourd’hui, nous sommes dans un moment de deuil.

Les attaques terroristes meurtrières qui ont eu lieu vendredi 13 novembre ont causé de très nombreuses victimes. Elles constituent une tragédie effroyable. Notre compassion et notre solidarité vont à toutes les personnes qui sont touchées par ce drame, aux familles des victimes et à tous leurs proches.

Ces attentats s’inscrivent dans la suite des attaques de janvier dernier contre Charlie Hebdo et l’hypercasher, contre le musée du Bardo ainsi qu’à Sousse en Tunisie. Elles font écho aux tragédies que vit le Moyen-Orient (Liban, Syrie, Irak, Turquie, Palestine...). Les groupes terroristes responsables de ces actes sont inspirés et organisés par Daech. Cette organisation animée par une idéologie totalitaire prétend se revendiquer de la religion pour enclencher une véritable guerre entre les peuples.

Ces groupes politiques fanatisés ont trouvé un terreau favorable pour se développer en Irak et en Syrie, avec la guerre meurtrière menée contre son propre peuple par Bachar El Assad, et par les conséquences terribles de l’intervention américaine en Irak. Ils trouvent un écho parmi des personnes désespérées qui se font embrigader dans une logique mortifère.

Nous sommes face à un défi.

Les réponses ne sont pas à chercher dans une prétendue union nationale, ni dans une surenchère sécuritaire ou dans la remise en cause des libertés publiques. Des mesures sont nécessaires pour assurer la sécurité des populations mais nous nous opposons à l’état d’urgence en ce qu’il empêche les réunions, les rassemblements et les manifestations et permet des atteintes aux libertés individuelles.

Plus que jamais, il faut combattre tous les amalgames, les réactions racistes, islamophobes, et toutes les dénégations complotistes et antisémites que ces actes visent à alimenter.

Nous appelons au soutien des peuples de Syrie, d’Irak, du Liban, de Palestine, de Turquie et du peuple kurde pour la défense de leurs libertés et droits démocratiques.

Ce n’est pas la peur qui doit prévaloir mais la mobilisation citoyenne. Nous appelons à un rassemblement unitaire et populaire pour la solidarité, l’accueil des migrant.e.s et réfugié.e.s, l’égalité, la justice sociale et la démocratie.

Bagnolet, le 14 novembre 2015

Attentats de Paris : Morts pour le pétrole

Résolution politique de A Manca (Corse)

A Manca condamne sans réserve aucune les actions criminelles perpétrées à Paris. Nos pensées vont aux familles et aux proches des victimes. Frappées par la douleur, l’incompréhension, en proie à la révolte et  à la colère, ces familles rejoignent le sinistre cortège qui s’étire depuis des décennies sous d’autres cieux.

Les assassinats de masse qui se sont déroulés dans les rues de Paris sont aussi subis par les populations de Palestine, d’Irak, de Syrie, du Niger , du Nigeria et du Cameroun, pour ne citer que ces pays. C’est en effet par centaines de milliers que des femmes, des hommes et des enfants sont déjà tombés. Et il est à craindre que faute de solutions politiques, les mêmes causes produisent les mêmes effets, y compris au sein de pays éloignés des épicentres actuels.

Notre indignation n’est pas sélective. Elle vaut pour tous les peuples, pour tous les êtres humains qui sont pris en étau dans des logiques infernales. Pris en étau en effet, entre les politiques poursuivies par les États occidentaux, eux mêmes instruments des multinationales, et des mouvements politiques fondamentalistes fondés sur l’obscurantisme et des thèses propres à toutes les idéologies réactionnaires et totalitaires.

Une origine sur le théâtre proche-oriental

Le sort infligé au peuple palestinien, les guerres dites du Golfe, le soutien permanent à des dictatures, à des bandes armées, sont autant de faits directement à l’origine des événements que nous vivons aujourd’hui et qui manqueront pas de se produire à nouveau. Les États occidentaux, leurs gouvernements successifs et leurs complices locaux portent une responsabilité originelle écrasante dans les carnages actuels.

Depuis les lendemains de la Première Guerre mondiale, les puissances impérialistes, américaine, française et britannique, exercent leur domination sur l’ensemble de la région. Le pétrole constitue rappelons-le l’essentiel des motivations de ces États. Depuis lors, tout a été mis en œuvre pour garantir les intérêts des grandes compagnies pétrolières.

Ces politiques scélérates ne peuvent en aucune manière être occultées. La propagande qui vise à présenter les conflits du Moyen-Orient comme un « choc » de civilisations, ne vise qu’un objectif : souder les populations des pays riches sous la bannière de leurs États et plus précisément sous celle des classes dirigeantes.

Le discours sur les « vertus  démocratiques » de l’actuelle république française n’est pas sans rappeler le discours de la propagande coloniale qui visait lui à promouvoir au XIXème et XXème siècles les « vertus civilisatrices »  de la France, « patrie des droits de l’Homme ». L’histoire témoigne d’une autre réalité : celle de l’exploitation des hommes et des richesses naturelles par la plus grande entreprise mafieuse qui soit: l’impérialisme.

 

Mettre en œuvre une politique alternative

La récupération du drame survenu à Paris par les dirigeants occidentaux consiste à obtenir un consensus afin de poursuivre leur politique au Moyen-Orient.

Nous dénonçons ces tentatives démagogiques et nous appelons à refuser cette logique impérialiste qui ne peut qu’engendrer encore plus d’injustice et  donc de violences meurtrières.

Une politique alternative passe par la reconnaissance des droits du peuple palestinien et kurde et par le soutien aux forces progressistes de ces régions. Elle passe tout autant par des mobilisations afin d’exiger l’arrêt des logiques prédatrices perpétrées par les États occidentaux et leurs maîtres  issus du monde de la finance.

Une politique alternative passe nécessairement par la prise de conscience du plus grand nombre  des citoyens au sein des sociétés occidentales : ce qui est advenu à Paris se situe à un degré largement dépassé, et ce depuis des années, à Gaza, et à Bagdad, pour ne citer que ces lieux. Cela n’enlève rien aux horreurs commises à Paris mais personne n’ignore dans quel chaos vivent des millions de femmes et d’hommes dans les pays du Moyen-Orient.

Ce sont, faut-il encore le préciser, les gouvernements américains qui ont armé Ben Laden et les talibans. Ce sont les États américains, français et britanniques qui ont armé les troupes de Saddam Hussein en entretenant ainsi le conflit Irako-Iranien. C’est Georges Bush qui a déclenché une guerre en envahissant pour la deuxième fois l’Irak, et ce en usant de contre-vérités, aujourd’hui connues de tous. L’État théocratique et ultra-libéral d’Arabie Saoudite et ses homologues du Golfe, violent sans vergogne tous les droits de l’Homme et sont néanmoins protégés par les puissances impérialistes. Dans ces pays, les exécutions sommaires, le déni des droits des femmes, l’interdiction de se constituer en parti ou syndicat fondent la carte d’identité politique des régimes en place.

Les États laïcs d’Irak, de Lybie et de Syrie n’ont donc pas été démantelés par les Occidentaux sur le critère de respect des droits de l’Homme.

Depuis cinquante ans, le Peuple palestinien est spolié, exilé et privé d’existence. Cette politique est certes poursuivie par l’État israélien, mais elle bénéficie également du soutien politique, économique et militaire des États-Unis et de la complicité de la majorité des États Occidentaux.

Nous tenons à rappeler que les mouvements progressistes et/ ou révolutionnaires du monde arabe ont fait l’objet d’une impitoyable répression organisée par les États occidentaux qui n’ont pas hésité pour se faire à armer et soutenir des systèmes dictatoriaux. Des courants fondamentalistes minoritaires ont été également les instruments de ces politiques, qu’ils soient au pouvoir comme dans les États du Golfe, ou constitués en bandes armées comme c’est le cas aujourd’hui en Syrie.

La propagande et son florilège de mensonges et de manipulations ne peuvent en aucun cas dissimuler que c’est pour le pétrole au Moyen-Orient et les richesses minières dans d’autres contrées d’Afrique que sont organisés, mis en œuvre et entretenus tous les conflits régionaux. Les vrais maîtres du monde sont les multinationales et les cercles de la finance qui tirent des profits colossaux de l’exploitation des hommes et des ressources naturelles.

La guerre est effectivement une réalité pour des centaines de millions d’hommes et de femmes. La logique infernale veut que le théâtre des affrontements  se trouve également au cœur même de nos sociétés. Cette logique se nourrit aussi de la précarité croissante, de la dépolitisation de masse et du consumérisme généralisé  qui touche l’ensemble de nos sociétés européennes en voie de dé-idéologisation, cibles de choix du capitalisme mondialisé triomphant. Dans les États occidentaux, on voit d’ailleurs partout se réduire comme peau de chagrin toutes les politiques publiques sociales, d’éducation ou de santé à même de contrecarrer les effets délétères de ce libéralisme. Mais des questions restent en suspens : qui vend les armes? Qui commerce avec les dictatures théocratiques? Qui achète, y compris à Daesh, le pétrole?

 

Les pièges de l’unité nationale

En tant que travailleurs, en tant que militants du droit à l’autodétermination du peuple corse, en tant que militants anti-impérialistes et anticolonialistes, nous rejetons l’appel à l’unité nationale, lancé par la classe politique française. Nous refusons d’exiger des moyens supplémentaires destinés à renforcer les appareils, policiers, judiciaires et militaires comme viennent de le demander Jean-Luc Mélenchon et ses amis.

Nous condamnons sans ambiguïté aucune tous les propos racistes, toutes les stigmatisations et tous les amalgames dont sont déjà victimes les personnes, croyantes ou non, issues du monde arabe. Nous dénonçons les actions des fascistes  qui  brandissent l’argument prétendument religieux et cherchent à couper les hommes et les femmes issues de l’immigration du reste de nos sociétés.

Nous nions à toutes les religions le droit d’intervenir directement ou indirectement dans le champ des affaires publiques.

Ces guerres ne sont pas les nôtres. En repoussant toute forme de démagogie, nous affirmons que les faits qui viennent de se dérouler sont également la conséquence de la faiblesse des mobilisations, dans le champ des luttes, qu’elles soient sociales, antiracistes ou anti-impérialistes. Nos sociétés consomment les produits directs ou dérivés de l’industrie pétrolière. Les richesses produites ne sont pas équitablement redistribuées. Captées par des forces économiques, elles sont confisquées y compris par le moyen des armes.

Chaque fois qu’une bombe éclate à Damas, chaque fois qu’un hôpital ou des habitations sont rasés à Gaza, chaque fois que des combattants kurdes espèrent notre solidarité, il nous faut répondre présents.

Comme il nous faut répondre présents, chaque fois que le racisme, la xénophobie et toutes les formes de discriminations confinent des populations entières à la périphérie de nos sociétés.

C’est à ces seules  conditions que l’espoir d’une paix durable peut émerger.

15 novembre 2015

Solidarité avec les victimes de Paris, Beyrouth, Ankara, Bagdad…

Communiqué de solidaritéS (mouvement anticapitaliste, féministe et écologiste pour le socialisme du 21e siècle, Suisse)

L’État Islamique a frappé dans plusieurs pays ces dernières semaines. 13 novembre : 129 morts à Paris ; 12 novembre : 45 morts à Beyrouth ; 10 octobre : près de 100 morts à Ankara ; 13 août : près de 80 morts à Bagdad... Comme toujours, il cible exclusivement des civils. Nous condamnons avec dégoût ces actes de barbarie et adressons un message de soutien à toutes les personnes qui souffrent et ont souffert de ces attaques à travers le monde.

Diviser pour régner

L’État Islamique entend diviser les classes populaires entre croyants et non-croyants, musulmans, chrétiens et juifs, sunnites et chiites, etc. Sa stratégie a pour but d’engendrer un climat de terreur pour faire monter la haine de l’autre, dont il se nourrit. En Occident, il cherche délibérément à favoriser l’explosion du racisme et de l’islamophobie afin de gagner de nouvelles recrues.

L’intégrisme réactionnaire criminel n’est pas le propre de l’Islam politique. Il touche de nombreux courants politiques qui tuent et justifient le meurtre des civils au nom d’idéologies plus ou moins religieuses: massacres de musulmans en Birmanie, de Palestiniens en Israël, d’Afro-Américains aux États-Unis, de chrétiens en Inde, de jeunes socialistes en Norvège, etc.

 

Sous les bombes et la torture

C’est un phénomène contemporain, qui découle de la « brutalisation » extrême du monde par la mondialisation capitaliste : expropriation de masse des petits paysans, multiplication des bidonvilles, creusement des inégalités (y compris entre femmes et hommes), flux croissant de déplacés et de réfugiés, régimes tyranniques appuyés par telle ou telle puissance impérialiste, bombardements indiscriminés des peuples, tueries à distance à l’aide de drones, montée généralisée du racisme et du confessionnalisme, etc. Les références de ces groupes terroristes à un passé mythique, chacun le leur, ne sont donc que poudre aux yeux.

L’État Islamique, comme al-Qaïda, sont ainsi le résultat de décennies de dictatures sanguinaires, de pillage économique et d’interventions militaires étrangères au Moyen Orient. Leur barbarie spectaculaire, ils l’ont apprise sous les bombes US, anglaises, françaises ou russes, mais aussi dans les prisons de Tunisie, d’Égypte et d’Arabie Saoudite, ainsi que dans les salles de torture de Ben Ali, Moubarak, Saddam Hussein ou Bachar al Assad.

  

Résistons ensemble !

Comme son homologue US, la France, mais aussi la Suisse, se préparent à restreindre nos libertés au nom de la lutte anti-terroriste. Au contraire, nous devons rejeter la mise en place de nouveaux murs physiques et administratifs contre l’accueil de réfugié·e·s. Nous combattons les discours populistes ou racistes et les agressions qu’ils ne cessent de susciter... Enfin, nous exigeons l’arrêt des interventions militaires étrangères dans les pays du Moyen-Orient, de même que des ventes d’armes et de la collaboration militaire avec les régimes fauteurs de guerre, comme les pétromonarchies, l’Égypte, l’Iran, la Turquie et Israël.

 15 novembre 2015

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