Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 595-596 juillet-août 2013 *

COLOMBIE

La parole aux FARC

Cf. aussi : [Colombie]

Interview de Pablo Catatumbo par María Jimena Duzán *

Pablo Catatumbo, FARC-EP. © Boris Arenas

Pablo Catatumbo, FARC-EP. © Boris Arenas

María Jimena Duzán : Depuis quand n’êtes-vous pas venu des montagnes ?

Pablo Catatumbo : Je ne suis pas venu à la civilisation depuis les négociations de Tlaxcala (1), c’est-à-dire depuis près de 25 ans. Et cela fait 12 ans qu’Iván Márquez (2) ne l’avait pas vue.

María Jimena Duzán : Vous avez été le premier membre du Secrétariat des FARC qui a fait le pas, initiant le processus de paix. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Synthèse actualisée Inprecor

Pablo Catatumbo : C’est vrai. Les explorations ont commencé avec le gouvernement Uribe (3), lorsqu’il nous a envoyé une lettre, signée alors par Frank Pearl (4). Néanmoins, à ce moment, nous avions estimé qu’un processus de paix n’était pas viable car son mandat arrivait à son terme.

María Jimena Duzán : Et pourquoi avez-vous décidé de commencer le dialogue exploratoire avec le gouvernement Santos ?

Pablo Catatumbo : Parce que les lettres qu’il nous a fait parvenir et les messages qu’il nous a envoyés avaient un autre contenu. De plus, il venait de commencer à gouverner et, dès la prise de la présidence, il a dit qu’il n’avait pas fermé les portes à la paix et que c’est lui qui avait les clés. Avec Alfonso Cano (5) et le secrétariat nous avions analysé ce discours et il nous est apparu qu’il y avait là un message. Nous sentions qu’il y avait la possibilité d’arriver à une solution politique, qui n’avait jamais été absente de notre approche stratégique. Le reste, je ne peux pas le dire, car nous avons des accords de confidentialité avec le président, que les deux parties respectent.

María Jimena Duzán : Quel peut être l’impact sur le processus de paix de la possible réélection du président Santos ?

Pablo Catatumbo : Il me paraît positif. Si le président est réélu, il va continuer le processus. D’autre part, cela lui donne l’opportunité de le défendre, chose qu’il n’a pas fait jusqu’à présent avec suffisamment de force et de conviction.

María Jimena Duzán : Pourquoi dites-vous cela ?

Pablo Catatumbo : Il a toujours un double discours. D’un côté, il négocie à La Havane, de l’autre il parle de délais. D’abord, il nous donne un rendez-vous, puis c’est reporté à novembre. À diverses reprises il a laissé entendre que si cela ne fonctionne pas, rien ne sera perdu, nous reviendrons à la guerre de toujours.

María Jimena Duzán : Dans le document rédigé par le Haut conseiller pour la paix, Sergio Jaramillo, le processus de paix est défendu et l’importance de la fin du conflit est soulignée. N’est-ce pas votre avis ?

Pablo Catatumbo : Qu’a fait Sergio Jaramillo ? Il a exposé de manière claire et cohérente la pensée du gouvernement sur ce que doivent être les pourparlers de paix. De ce point de vue, cela me paraît intéressant, parce qu’ils ne l’avaient pas fait avant. Mais il faut être clair : c’est l’opinion du gouvernement pas la nôtre.

María Jimena Duzán : Et que ne partagez-vous pas dans ce document du Haut commissaire ?

Pablo Catatumbo : Tout d’abord, nous avons des différences en ce qui concerne le temps. Nous ne voulons pas un processus à la va-vite. Il est très compliqué de mettre des délais à une confrontation qui a provoqué tant de tragédies et qui dure depuis près de 50 ans.

María Jimena Duzán : Est-ce que cela signifie que cette année nous ne verrons pas la fumée blanche ?

Pablo Catatumbo : Je ne veux pas tomber dans de tels scénarios. Pour notre part, nous voulons plutôt rappeler au gouvernement qu’il y a des sujets très complexes sur lesquels nous ne sommes pas parvenus à un accord jusqu’à maintenant, comme la propriété foncière en Colombie. Du point de vue historique, c’est le latifundisme qui nous a conduits à la guerre. Si vous passez l’histoire en revue, ce conflit a commencé lorsque López Pumarejo (6) a dit que les paysans avaient droit à leurs terres et immédiatement le pouvoir des propriétaires fonciers lui a sauté dessus. C’est ainsi que la guerre a commencé.

María Jimena Duzán : Vous voulez que le gouvernement défende le processus, mais vous avez mis six mois à discuter du premier point. À ce rythme, cela va durer éternellement.

Pablo Catatumbo : Je suis d’accord que le processus doit avancer. Mais pour cela il faut la volonté des deux côtés. Le gouvernement a dit qu’il a des lignes rouges et qu’il sait jusqu’où il veut arriver. Cela, si on ne l’explique pas bien, prête à des conjectures. Cela rassemble beaucoup à ce qu’Uribe appelait les inamovibles.

María Jimena Duzán : Au sein du Congrès circule une proposition de suspendre le processus de paix pour mener à bien les élections. Cela vous paraît-il viable ?

Pablo Catatumbo : Cette proposition est peut-être bien intentionnée, mais si elle gagne des soutiens elle pourrait rendre le processus non viable. J’insiste : il y a eu des progrès, mais ils ne sont pas suffisants. Le gouvernement a offert de restituer les terres à ceux à qui elles ont été arrachées, mais ce n’est pas la réforme agraire, et encore moins une révolution. Il ne s’agit là que d’un acte de justice élémentaire et il est incomplet, car selon l’Inspection la dépossession atteint 8 millions d’hectares et ils proposent de ne restituer que 2 millions. Pour qu’il y ait une révolution à la campagne, nous devrions au moins changer l’injuste concentration de la propriété foncière. C’est pourquoi, lorsqu’ils nous disent que la propriété privée ne sera pas affectée, nous pensons que c’est là que sont les lignes rouges dont a parlé le président Santos.

María Jimena Duzán : Personne ne dit qu’il n’y a pas de concentration des terres. Mais il y a aussi le droit à la propriété privée et le gouvernement a été très clair que ce sujet n’est pas négociable. Ne serait-ce pas que vous aussi, vous avez des lignes rouges qui ne permettent pas plus d’avancer ?

Pablo Catatumbo : Je précise, nous ne parlons pas d’exproprier toute la propriété latifundiste, seulement de l’application des instruments administratifs et des lois qui existent pour mettre des limites à cette concentration. Pour cela nous proposons que, s’il y a 40 millions d’hectares en élevage extensif, au moins la moitié serve de cette manière à la production alimentaire. En ce qui concerne les Zones de réserve paysanne (7), nous avons demandé qu’on légalise les 9,5 millions d’hectares qui sont en cours d’aménagement, mais le gouvernement refuse, arguant qu’il n’y a que 3,5 millions d’hectares.

Lorsque je suis entré dans la guérilla, San Vincente de Caguán n’existait pas, les zones de La Uribe et d’El Pato étaient des forêts. Le général Rojas (8) avait mis en œuvre une réforme agraire pour donner des terres aux paysans, alors ils sont venus dans la forêt avec des haches et ont défriché la montagne. Ce sont ces paysans qui réclament aujourd’hui les titres de leurs terres. C’est ce qui a eu lieu aux États-Unis, quand l’Ouest s’est peuplé, mais la Colombie est le seul pays où il faut une guerre pour obtenir le titre d’une terre qu’on possède déjà, de fait.

María Jimena Duzán : Si le processus de paix se termine bien, voudriez-vous être membre du Congrès ?

Pablo Catatumbo : María Jimena… Si mon objectif était de siéger au Congrès, je n’aurais pas eu besoin de passer 40 ans dans la montagne. Si j’ai combattu tant d’années, ce n’est pas pour arriver à devenir parlementaire. Pour cela, je me serais mis dans un parti traditionnel et je me serais rapidement transformé en un clientéliste de plus. Nous avons une très grande volonté de paix, mais il serait injuste pour le pays qu’une guerre qui lui a tant coûté se termine sans qu’il y ait un changement minimal dans les conditions de vie des gens. Et ce serait un acte irresponsable des guérillas colombiennes si elles cherchaient seulement des bénéfices personnels.

María Jimena Duzán : En ce qui concerne les bénéfices personnels, celui de ne pas aller en prison pour les crimes commis vous intéresse-t-il ?

Pablo Catatumbo : Nous pensons que la proposition de Santos n’est pas généreuse à cet égard. Le M-19 (9) a obtenu l’amnistie, la Constituante, une circonscription électorale spéciale, des ministères et même des journalistes. Tout cela lui a été octroyé pour qu’ils arrêtent la prise du Palais de justice. Aux FARC-EP, qui sont une guérilla beaucoup plus importante, ils offrent un cadre juridique qui nous conduira en prison. À la question, « Combien d’années ? », ils répondent : « Très peu, de quatre à huit ans ». Ce n’est pas logique.

María Jimena Duzán : Ce n’est pas moins logique que d’accorder des bénéfices judiciaires sans que soit clarifié comment vous allez affronter le sujet des victimes.

Pablo Catatumbo : Ce n’est pas vrai. Nous avons déjà dit que nous allons prendre nos responsabilités devant les victimes. Ce qui se passe, c’est que quand nous disons que nous sommes également victimes, nombreux sont ceux pour qui c’est une façon cynique de dire que nous n’avons aucune responsabilité. Ce n’est pas ça. La réalité, même si beaucoup ne veulent pas l’accepter, c’est que nous aussi nous sommes victimes. Chaque représentant des FARC-RP à La Havane, sans parler de ceux qui sont dans la montagne, peut faire le récit de sa tragédie. (…) (10)

María Jimena Duzán : Vous êtes aujourd’hui à La Havane mais demain vous pouvez retourner dans les montagnes pour mener une guerre que vous avez perdue. Ne craignez vous pas de finir comme Alfonso Cano ?

Pablo Catatumbo : Que nous ayons perdu la guerre, c’est relatif. Ce qui est certain, c’est que l’armée n’a pu nous battre, ni nous n’avons pu gagner la guerre. Faire durer ce conflit ne peut être bon pour le pays. Vous me demandez si j’ai peur de mourir et je réponds : lorsqu’on assume un engagement révolutionnaire, on doit en assumer les conséquences. Nous autres révolutionnaires, nous ne cherchons pas à préserver notre vie, mais à défendre nos idéaux. C’est pourquoi Che Guevara disait que nous sommes une espèce rare. Et en ce qui concerne la mort d’Alfonse, je crois que d’avoir donné l’ordre de le tuer a été la pire erreur de Santos. C’était un grand homme de la paix.

María Jimena Duzán : Cette image altruiste des de grands guerriers en armes contraste avec celle que vous avez acquise durant tant d’années de la guerre. Vous êtes une guérilla chaque jour plus alliée avec des narcotrafiquants, qui soumet la population civile aux extorsions et aux enlèvements, au recrutement des mineurs et aux mines antipersonnelles.

Pablo Catatumbo : Écoutez, une armée qui a lutté, qui a supporté une forme de guerre comme celle que nous avons supportée, si elle avait été intégrée par les trafiquants de drogue, aurait disparue rapidement. Nous avons tenu huit années de Plan patriote, puis deux années de guerre contre l’armée de Santos. Et je vous dirais une chose : il n’est pas certain que ce gouvernement ait décidé de ralentir le combat. L’intensité des affrontements est égale ou pire qu’avec Uribe. Je viens du front de cette guerre.

María Jimena Duzán : Qu’avez-vous ressenti en étant assis avec le général Mora et le général Naranjo (11) ?

Pablo Catatumbo : Nous nous sommes salués cordialement. Nous n’avons jamais considéré ce combat comme personnel. Nous les voyons comme des adversaires d’une confrontation politique dans laquelle nous sommes d’un côté et eux de l’autre. Ces derniers jours, j’ai entendu le général Naranjo dire que, lorsqu’on respecte l’ennemi, on devient soi-même respectable. C’est une bonne formule à mon avis.

María Jimena Duzán : Si c’est vrai que vous ne faites pas d’enlèvements et que vous n’avez rien à voir avec le trafic de drogue — une chose difficile à croire — comment alors financez-vous la guerre ?

Pablo Catatumbo : Le sujet des enlèvements pour motifs économiques est définitivement clos. Ce que je tiens à vous dire, ce que nous ne sommes pas des trafiquants de drogue. (…) (12)

María Jimena Duzán : Vous affirmez que vous aviez toujours la volonté de la paix, mais Pastrana est resté devant une chaise vide, attendant Marulanda (13), qui n’est jamais arrivé.

Pablo Catatumbo : Pastrana s’est engagé à mettre un terme aux groupes paramilitaires, mais il ne l’a pas fait. Marulanda était méfiant. Il avait quitté la table deux fois à cause des massacres réalisés par les groupes paramilitaires. Il perdait confiance. C’est cela la vérité. Marulanda voulait la paix. Il a même accepté d’aller dans une maison avec piscine à Caguán, alors que je crois qu’il ne savait pas nager.

María Jimena Duzán : Pensez-vous que cette fois la fin du conflit sera signée ?

Pablo Catatumbo : Il faut construire une conviction solide des deux côtés que ce processus est possible. Pour notre part, nous allons tout faire dans ce but. Mais nous avons dit dès le début très clairement que notre but ce n’est pas une réinsertion, ni un processus similaire à celui du M-19. Nous parlons d’une fin de conflit, mais qui conduit à la justice sociale. Nous ne voulons pas des récompenses. Le président le sait et c’était clair dès les premières lettres que nous avons échangées. Je vais vous dire une lapalissade : les processus de paix n’ont pas abouti dans le pays pour une raison très simple…

María Jimena Duzán : Quelle est cette raison ?

Pablo Catatumbo : Parce que nous ne nous comprenons pas. Quand nous parlons de paix, l’establishment comprend démobilisation. Mais pour nous la paix, cela signifie la justice sociale et quelques réformes et des garanties de participation politique. C’est ce désaccord que nous devons surmonter. C’est pourquoi je dis : il y a des avancées et il faut être optimiste, mais surtout il ne faut pas quitter la table de négociations.

María Jimena Duzán : Mais vous êtes des experts à ne pas quitter la table de négociations. Le statut politique que la négociation vous donne vous convient.

Pablo Catatumbo : Nous pouvons avancer sur la question de la participation politique sans mettre fin au premier point, la question agraire. Il peut y avoir plusieurs questions sur lesquelles nous sommes d’accord, mais il y a un sur lequel nous sommes en désaccord : le gouvernement parle d’un référendum pour approuver l’accord et nous d’une Constituante. Mais nous ne sommes pas ici pour imposer des conditions, nous sommes ici pour trouver les moyens nous permettant d’aboutir à un accord. ■

* Pablo Catatumbo, de son véritable nom Jorge Torres Victoria, né en 1953, commandant du Bloque occidental, est membre du Secrétariat des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et un des négociateurs de La Havane entre les FARC et le gouvernement Santos. María Jimena Duzán est journaliste et politologue colombienne. Cet interview a été d’abord publié par la Revista Semana le 25 mai 2013

Traduction : J. M

Notes

1. Il s’agit du troisième tour d’une série de négociations de paix, qui ont eu lieu en avril et mai 1992 au Centre de vacances La Trinidad, à Tlaxcala (Mexique), entre le gouvernement colombien du président César Gaviria et les guérillas FARC, ELN et EPL.

2. Luciano Marín Arango, dit Iván Márquez, né en 1955, a commencé à militer en 1977, rejoignant rapidement les FARC. Commandant du Bloque Caribe des FARC et membre du secrétariat des FARC.

3. Alvaro Uribe, juriste, a été président de Colombie de 2002 à 2010, établissant les accords de libre commerce avec les États-Unis. Il a poursuivi les accords militaires avec les États-Unis (Plan Colombie) et a renforcé la répression militaire et la guerre (Plan patriote).

4. Frank Pearl, économiste et politicien colombien, a été plusieurs fois ministre, Haut conseiller présidentiel pour la réintégration sociale et économique des personnes et groupes ayant pris les armes sous le gouvernement Uribe, et Haut commissaire pour la paix. Il conduit pour le gouvernement Santos les négociations de paix avec les FARC.

5. Guillermo Léon Sáenz Vargas, dit Alfonso Cano (1948-2011), a été dirigeant des Jeunesses communistes (JUCO), intellectuel marxiste, puis commandant du Bloque central, commandant en chef (2008-2011) et membre du Secrétariat des FARC. Il est mort lors d’un bombardement du camp des FARC, en novembre 2011, au cours de l’opération Odiseo.

6. Alfonso López Pumarejo (1886-1959), a été président de Colombie de 1934 à 1938 et de 1942 à 1946. Libéral, il a tenté de moderniser la Colombie par « une révolution agro-industrielles (augmentation des impôts, tentatives de réforme agraire, code du travail, droit de citoyenneté — mais non de vote ! — accordé aux femmes) et en 1944 a dû faire face à une tentative de coup d’État. Après sa démission en 1946 et la prise de la présidence par la droite latifundiste, commence la période dite de la Violence (Violencia), qui voit la persécutions des paysans par une police inféodée au Parti conservateur.

7. Les zones de réserve paysanne sont sélectionnés par l’Institut de réforme agraire (INCORA), l’État doit y préserver les règles environnementales ainsi que les droits sociaux, économiques et culturels des paysans selon la loi 160/94.

8. Le général Gustavo Rojas Pinilla (1900-1975) avait établit la dictature militaire en Colombie de 1953 à 1957. Tenant de mettre fin à la guerre civile (la Violencia), il a octroyé l’amnistie aux paysans armés (tout en interdisant le PC) et a créé une Officine de réhabilitation et d’assistance devant répondre à la revendication de réforme agraire. L’opposition des élites conservatrices et libérales a bloqué largement toute tentative de réforme agraire et finit par forcer Rojas à abandonner la direction de l’État en mai 1957.

9. Le M-19 (Mouvement du 19 avril) a été un mouvement de guérilla, créé en 1974 par des membres de l’Alliance populaire nationale et des militants issus des FARC. Il défendait l’idée de guérilla urbaine. En novembre 1985, ses militants ont réussi à investir le siège de la Cour suprême colombienne, prenant 300 otages. Suite à des négociations avec le président Vargas, le M-19 dépose les armes le 8 mars 1990, devient le parti Alliance démocratique (AD/M-19), ses combattants sont amnistiés. Après l’assassinat de son principal dirigeant, candidat à la présidence de la République en 1990, son remplaçant Antonio Navarro obtient 12 % et devient ministre de la Santé dans le gouvernement de César Gaviria. AD/M-19 participe à l’Assemblée constituante de 1991 (27 % des voix et 19 sièges) et Antonio Navarro devient co-président de la Constituante. En 2002 Antonio Navarro dissout le AD/M-19 et fonde, avec des sénateurs d’autres provenances, le Pôle démocratique indépendant (PDI).

10. Nous n’avons pas traduit la partie consacrée aux divers cas de personnes enlevées ou tuées par les deux camps en guerre. Notons seulement, que Pablo Catatumbo insiste : « Nous ne gardons pas de rancœur. Je comprends que c’est un conflit qui a affecté tout le monde. C’est pourquoi nous parlons des victimes du conflit, c’est-à-dire des familles des soldats et de celles des guérilleros. » En ce qui concerne les victimes des FARC, il explique : « Je comprends qu’il s’agit d’un drame immense et terrible, que nous ne pouvons nier et que nous devrons aborder en tant qu’organisation. »

11. Le général Jorge Enrique Mora Rangel a été commandant en chef de l’Armée colombienne d’août 2002 à novembre 2003. Le général Oscar Naranjo Trujillo a été directeur de la Police nationale colombienne entre mai 2007 et juin 2012.

12. Nous n’avons pas traduit la question et la réponse sur la manière dont Pablo Catatumbo a rejoint la guérilla, où il mentionne avoir été recruté par Jaime Bateman, qui fut ensuite un des fondateurs du M-19.

13. Pedro Antionio Marin, plus connu sous son pseudonyme Manuel Marulanda Vélez (1930-2008) a été le fondateur et le principal dirigeant des FARC.

Vous appréciez ce site ?
Aidez-nous à en maintenir sa gratuité
Abonnez-vous ou faites un don
Qui sommes-nous ? |  Contact | Abonnement | Design et codage © Orta