Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 633-634 novembre-décembre 2016 *

ÉTATS-UNIS

« Ne pleurez pas, organisez-vous ! »

Cf. aussi : [Etats-Unis]

Entretien de Penelope Duggan avec Joanna Misnik *

Repris par de nombreux manifestants après l’élection de Donald Trump, le slogan « Ne pleurez pas, organisez-vous ! » – un beau rappel solidaire du martyr suédois de la classe ouvrière étatsunienne, Joe Hill (1) – est particulièrement approprié aujourd’hui. Nous avons demandé à Joanna Misnik, dirigeante de l’organisation socialiste Solidarity et de la IVe Internationale, son analyse de cette élection, des réactions populaires et des perspectives d’organisation à plus long terme.

Marche de protestation contre Trump à New York le 11 novembre 2016. © Anthony Albright

Marche de protestation contre Trump à New York le 11 novembre 2016. © Anthony Albright

Penelope Duggan : Quelles sont vos premières réflexions après l’annonce du résultat des élections ?

Joanna Misnik : Les États-Unis viennent d’élire le nouveau « leader du monde libre ». Tant Trump que son adversaire Hillary Clinton ont mené leurs campagnes en accumulant un taux élevé et persistant de désapprobation : 12 millions de ceux qui ont voté pour Trump déclarent avoir de lui une opinion défavorable. Mais le Ku Klux Klan de Caroline du Sud a organisé une fête pour célébrer sa victoire et on dit que la dirigeante de l’extrême droite française, Marine Le Pen, a sauté de joie. Le Parti républicain, que Trump a débordé en obtenant sa nomination malgré ses manies égocentriques et ses déclarations racistes, contre les immigrants et misogynes, va maintenant se réaligner pour devenir beaucoup plus un bastion du nationalisme blanc, de la xénophobie et du fondamentalisme chrétien.

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Le Parti démocrate semble s’être effondré, au moins pour un temps. Une nouvelle caste de profiteurs consolide son emprise sur le gouvernement – des racistes de toutes sortes, les zélateurs de l’interdiction de l’avortement, les négationnistes du climat, ceux qui haïssent les musulmans, les croisés anti-LGBTQ, les destructeurs des syndicats, les constructeurs des murs anti-immigrants, les créationnistes et les défenseurs de la « race européenne blanche ». Quoi qu’il en soit, depuis le matin du 9 novembre, nous vivons dans un monde très différent et dangereux.

Penelope Duggan : Comment expliques-tu ce résultat ?

Joanna Misnik : Il y a maintenant des centaines d’articles d’analyse sur les raisons de l’échec de H. Clinton, alors que tous les sondages et les principaux médias étatsuniens l’avaient donnée gagnante. La discussion porte en partie sur l’importance et les raisons du vote de la classe ouvrière blanche (appelée par les médias : « blancs sans diplôme universitaire ») supposé responsable de son échec. Il est correct de faire une comparaison avec le vote britannique pour le Brexit. Un élément de réponse pourrait se trouver également dans le conflit entre l’intelligence artificielle et les ouvriers de l’industrie jetés sur le tas par le néolibéralisme. La campagne de Clinton était largement orientée grâce à un algorithme nommé « Ada », du nom de Ada, comtesse de Lovelace, une mathématicienne pionnière du XIXe siècle. Cet algorithme permettait de faire environ 400 000 simulations par jour qui ont déterminé où la campagne de Hillary Clinton devait avoir lieu et déployer ses ressources. Mais « Ada » ne peut pas calculer les sentiments et les émotions, alors il n’a jamais calculé quoi que ce soit qui puisse remettre en question cette « ligne Maginot bleue », c’est-à-dire l’hypothèse que les États de la ceinture de rouille (2) – Michigan, Ohio, Illinois, Indiana, Pennsylvanie et Wisconsin – étaient garantis pour les Démocrates. Par ailleurs, les Démocrates avaient besoin de remporter les nouvelles circonscriptions peuplées par la classe moyenne, qui traditionnellement vote pour les Républicains. Et ils ne se souciaient pas de quelques ouvriers blancs pouvant leur échapper par les failles de leur campagne. La défaite de Clinton dans les États de l’Ohio, de Pennsylvanie et du Wisconsin a permis à Trump d’emporter la majorité des grands électeurs, mais pas la majorité des votants. Le grand nombre de ces ouvriers blancs qui ont voté pour Obama en 2008 met en cause l’idée que le racisme était la seule ou même la principale impulsion de leur vote en 2016.

Les attitudes arriérées et chauvines dans les domaines de race, du genre, de la sexualité, des immigrants et des musulmans ont bien sûr joué un rôle dans le vote en faveur de Trump, malgré le rejet de sa personnalité. Mais dans l’ensemble, ce vote de la classe ouvrière blanche, notamment lorsque Trump a triomphé dans la « ceinture de rouille », était un rejet évident des Démocrates et des dommages que les politiques néolibérales ont provoqués dans ces communautés industrielles. C’est le rejet d’un parti et d’une candidate qui n’offraient aucune perspective d’amélioration, mais qui soutenaient l’ALENA (3) et les accords commerciaux qui ont fait disparaître « nos » emplois et qui ne se souciaient pas d’eux. Après les élections, un certain nombre de journalistes ont réalisé des reportages dans les villes de l’Ohio et du Michigan. Les travailleurs qu’ils ont interviewés ne font pas preuve d’un grand respect pour Trump. Mais ils espèrent qu’il « améliorera l’Amérique » comme il l’a promis, en recréant des emplois perdus par leurs communautés. La plupart des personnes interrogées déclaraient s’attendre à ce que ces changements aient lieu dans les six mois, au plus tard d’ici un an. La déception de ces espoirs, combinée aux allégements fiscaux annoncés pour les riches, à l’abolition potentielle de l’Obamacare (4) sans remplacement ainsi qu’aux attaques contre la sécurité sociale et le Medicare qui sont le dada de nombreux Républicains, vont probablement provoquer des tensions réelles entre le nouveau président et les ouvriers victimes du néolibéralisme qui l’ont soutenu à contrecœur.

Penelope Duggan : Peux-tu expliquer ce qu’est le Collège électoral ?

Joanna Misnik : C’est une institution très particulière. Hillary Clinton a remporté plus d’un million et demi de votes de plus, mais , grâce au système du collège électoral, Trump l’emporte avec 290 grands électeurs contre 232 pour Clinton. Le président des États-Unis n’est pas élu directement à la majorité des voix. Beaucoup de commentateurs expliquent cette institution en disant qu’au cours de la période qui a précédé l’établissement des partis politiques, les « pères fondateurs » craignaient que des électeurs peu éduqués et sales ne prennent des décisions imprudentes. En réalité, le collège électoral est un vestige antidémocratique de l’esclavage et de l’influence que les propriétaires d’esclaves sudistes exerçaient sur le gouvernement au cours de la période de fondation des États-Unis. Une élection directe du président par les propriétaires blancs disposant du droit de vote aurait alors favorisé le Nord, disposant d’une population plus importante ayant le droit de vote et réduit l’influence de la classe dominante sudiste. Ainsi, chaque État se voit attribuer un nombre de grands électeurs basé sur le nombre de ses représentants au Congrès qui sont fonction de la population. En 1787, les planteurs du Sud avaient déjà gagné le droit de compter chaque esclave comme trois cinquièmes d’une personne, obtenant ainsi une représentation plus importante au Congrès…

C’est un tel système archaïque, engendré par l’esclavage et le racisme institutionnel, qui est toujours en place aujourd’hui. Le droit des Afro-Américains d’être comptés pleinement est le résultat du mouvement pour les droits civiques, qui a gagné en 1965 en obtenant la Loi sur le droit de vote (Voting Rights Act), qui visait à protéger leur droit de vote. Lors de l’élection qui vient d’avoir lieu, alors que la Cour suprême a annulé un bon nombre d’aspects protecteurs de cette loi, le droit de vote des Noirs a été menacé par l’exigence d’identification, la révision des listes électorales et la suppression de 800 bureaux de vote rendant ce droit inaccessible aux pauvres ne disposant pas de moyens de transport. Dans les rues, au cours des manifestations anti-Trump, les pancartes demandant la fin du système de collège électoral et l’élection directe ont fait leur apparition.

Penelope Duggan : De telles manifestations dans tout le pays au lendemain d’une élection présidentielle sont un phénomène nouveau. Comment c’est arrivé, qui les a appelées, les manifestants sont-ils surtout des jeunes ou bien également des travailleurs, peuvent-elles aider à unifier les divers mouvements de protestation ?

Joanna Misnik : Le déferlement spontané de dizaines de milliers de personnes juste après les élections était très enthousiasmant et des manifestations continuent à être organisées. Les jeunes, encore une fois, ont été les principaux organisateurs de ces actions. Des milliers de lycéens et d’étudiants dans toute une série de villes ont quitté leurs cours pour défiler contre le programme de Trump. Les très jeunes, qui étaient si nombreux dans les rues, sont en partie une génération post-Bernie, qui arrive à la politique pour la première fois. Parmi les manifestants il y a eu toute la gamme de militant et militantes des mouvements sociaux, en particulier ceux et celles de Black Lives Matter, des Latinos qui demandaient justice sur l’immigration contre le projet de Trump d’expulser trois millions de personnes, des femmes dont ce sont les premières actions pour défendre le droit à l’avortement contre les nouvelles attaques des Républicains.

Ces manifestations sont un avertissement pour Trump et ses comparses de droite : ils rencontreront une résistance, la gauche ne se cachera pas, elle n’est pas abattue et encore moins défaite. Comme souvent depuis Occupy, ces actions n’étaient pas dirigées par une organisation ou une coalition en particulier. Malgré la tentative de la part de certains groupes révolutionnaires de les récupérer, elles sont encore une fois le produit de l’utilisation des médias sociaux par toutes sortes de personnes et de groupes. Déjà Facebook se remplit de divers appels à des actions le 20 janvier, le jour où Trump doit être officiellement investi comme président.

La section du Mouvement national pour la libération des femmes à Brooklyn (New York) organise des réunions mensuelles qui rassemblent d’habitude une vingtaine de femmes. Au lendemain de la victoire de Trump, il y avait tellement de personnes qui ont annoncé sur Facebook qu’elles venaient qu’elles ont dû réserver un stade. Des milliers de personnes ont afflué au point qu’une partie n’a pas pu accéder au stade. La Marche d’un million de femmes prévue le 21 janvier illustre bien comment les choses avancent. Des pages Facebook sont créées dans chaque État. La marche sera une réussite mais aucune organisation ou coalition connue jusqu’ici n’en est responsable.

Penelope Duggan : Quelle est l’attitude du mouvement syndical ?

Joanna Misnik : La majeure partie du mouvement a manqué à l’appel lors des premières tentatives de résistance. Depuis des décennies le mouvement syndical se considère comme un partenaire mineur et loyal du Parti démocrate, même lorsque le parti assène des coups sévères contre les salariés avec sa politique néolibérale. Avec seulement 11 % de syndiqués, le mouvement syndical est de plus en plus vulnérable aux attaques inévitables sous la future administration droitière de Trump et le mouvement n’est pas du tout préparé pour faire face à ce défi très sérieux.

Dans 26 États, les administrations républicaines ont réussi à faire adopter une législation connue sous le nom de « liberté du travail » (right-to-work). Avec une majorité républicaine dans les deux chambres du Congrès et Trump à la présidence, il est probable que soit votée une loi républicaine – la « loi pour le droit de travailler » – qui permettra de débarrasser le secteur privé de syndicats efficaces. De nouvelles nominations dans les organismes gouvernementaux qui s’occupent du droit du travail aboutiront à des retours en arrière similaires. Lorsque la droite sera majoritaire à la Cour suprême, on pourrait très bien assister à une avalanche de contestations du droit de se syndiquer. Des privatisations de plus en plus nombreuses de services publics au niveau des États et au niveau fédéral pourraient laminer le mouvement syndical du secteur public.

Une transformation politique en profondeur est nécessaire si le mouvement syndical veut survivre à la tempête qui arrive. Seuls 51 % des syndiqués ont voté pour Clinton, le pourcentage le plus bas pour une candidature démocrate depuis l’élection de Reagan en 1980. Des dizaines de milliers de travailleurs syndiqués qui avaient voté pour Obama ont voté cette fois-ci pour Trump.

La popularité du programme anticapitaliste et social-démocrate de Bernie Sanders parmi les travailleurs et les syndicats qui ont formé « les travailleurs pour Bernie », montre la voie à suivre pour le renouvellement politique dont le mouvement ouvrier a besoin pour les combats à venir. Une nouvelle tentative d’influencer ou de rénover un Parti démocrate néolibéral ne pourra que rendre encore plus mortifère une stratégie déjà morte. L’espoir se trouve dans la contestation du 1 % par les 99 % et dans la solidarité active avec les mouvements sociaux qui sont attaqués. Une attaque contre un est une attaque contre tous.

Penelope Duggan : Comment ont été perçus les revirements de Bernie Sanders et comment ont évolué ceux qui s’étaient engagés dans sa campagne ? Peut-on imaginer une convergence des mouvements dirigés par des jeunes, tel le Black Lives Matter, et d’une partie du mouvement syndical posant la question d’un nouveau parti, comme cela a été débattu dans les années 1930  ?

Joanna Misnik : Les manifestations anti-Trump ont modelé la solidarité et la défiance. Mais le combat contre Trump et la droite au gouvernement est un processus à plus long terme qui nécessite quelque chose qui va au-delà d’un travail sur les réseaux sociaux. Cela serait le rôle d’un troisième parti, d’un parti de gauche ou d’un regroupement pour un nouveau parti aux États-Unis ou même d’un mouvement syndical redynamisé. Le pouvoir des mouvements sociaux, qui ne sont pas actuellement très puissants, serait renforcé par un front unifié de la gauche.

L’armée de supporters de Bernie Sanders, dont beaucoup de jeunes, a été globalement dispersée lorsqu’il a honoré sa promesse de travailler pour l’élection de Clinton. Mais la révolte autour de Bernie a été et reste la vraie « révolution » dans la vie politique étatsunienne. La mobilité sociale bloquée pour la jeunesse, en particulier pour celle qui vient d’un milieu ouvrier ou immigré, est une réalité socio-politique explosive qui ne disparaîtra pas. Beaucoup de ces personnes sont actuellement dans la rue. Beaucoup moins des jeunes ont voté pour Clinton que pour Obama. La désaffection d’une partie d’entre eux à l’égard des deux grands partis capitalistes a contribué à ce que le vote pour la candidate du Parti vert, Jill Stein, dépasse un million de voix. En quelques jours après la victoire de Trump, les Socialistes démocratiques de l’Amérique auraient reçu 2 000 demandes d’adhésion...

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Il est peu probable qu’aux USA un troisième parti politique national émerge à court ou à moyen terme. La conscience de classe est vraiment très faible et la méfiance de la jeunesse vis-à-vis des partis et d’autres institutions est forte. L’idée d’un tel parti est plus attirante depuis la défaite lamentable de Clinton et du Parti démocrate néolibéral, mais la gauche révolutionnaire faible et fragmentée ne pourra pas faire apparaître un tel parti en expliquant simplement pourquoi c’est nécessaire. Il faudrait que de vraies forces sociales convergent dans l’action pour créer un tel parti. En plus, de soi-disant progressistes et radicaux avancent une nouvelle variante de l’argument pour rester au Parti démocrate. Ils sont d’accord qu’un nouveau parti est nécessaire et que c’est la fin des Démocrates tels qu’ils sont, mais ils voudraient transformer le Parti démocrate en ce nouveau parti. Ceci n’est que le jeu cynique habituel. Les progressistes des États-Unis savent très bien que le Parti démocrate n’est pas un parti au vrai sens du terme et que c’est une institution totalement soumise aux intérêts capitalistes des États-Unis. Contrairement au Parti travailliste britannique, par exemple, il n’y a pas de vraies sections locales ni aucune structure de décision, ce qui permettrait d’organiser une révolte.

Par contre, au niveau municipal, des campagnes politiques locales avec des candidatures indépendantes sont possibles et peuvent être organisées par la gauche révolutionnaire en alliance avec les mouvements sociaux, des syndicats, des militants et des dirigeants locaux du Parti vert. Parmi les exemples de ce type de politique locale et indépendante on trouve l’Alliance progressiste de Richmond (cf. article dans Inprecor à ce sujet), qui a arraché le contrôle du conseil municipal de cette ville californienne à la domination de la société pétrolière Chevron, la 8e société la plus importante du monde. Un réseau national d’initiatives municipales pour faire de la politique autrement et en dehors des deux grands partis aiderait à légitimer la construction d’une nouvelle voix politique pour les travailleurs. LeftElect est ce réseau de rebelles contre le bipartisme. La deuxième conférence nationale de LeftElect (5) aura lieu à Chicago en mars 2017. La collaboration nationale pour développer ces initiatives politiques indépendantes est la meilleure occasion que nous ayons eue depuis des décennies. ■

* Joanna Misnik, militante de la IVe Internationale, fait partie de la direction de l’organisation socialiste étatsunienne Solidarity et est membre du Comité de continuation de LeftElect, une coalition nationale de campagnes politiques indépendantes. Penelope Duggan, rédactrice de la revue électronique International Viewpoint, est membre du Bureau exécutif de la IVe Internationale. Une partie de cet entretien a été publiée par l’hebdomadaire du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, France), l’Anticapitaliste n° 360 du 24 novembre 2016, dans une traduction de Ross Harrold.

Notes

1. Joe Hill, né Joel Emmanuel Hägglund à Gävle (Suède) en 1879, militant du syndicat IWW (Industrial Workers of the World) et auteur de chansons de lutte, a été exécuté sous la fausse accusation de meurtre en 1915. Sa condamnation a provoqué un mouvement de solidarité international. Avant l’exécution, il a écrit à son camarade Bill Haywood : « Ne perdez pas le temps à faire mon deuil, organisez-vous ! », ce qui, sous une forme abrégée, a donné le titre d’un disque de compilation de ses chansons : « Don’t Mourn – Organize ! » (« Ne pleurez pas, organisez-vous ! »), largement repris comme mot d’ordre par la gauche aux États-Unis.

2. La « Rust Belt » (ceinture de rouille) s’étend de Chicago jusqu’au littoral Atlantique en longeant les Grands Lacs et la frontière canadienne, couvrant une partie du nord-est des États-Unis. Jusque dans les années 1970, elle était appelée « Manufacturing Belt » (ceinture industrielle), ce qui en dit long sur l’évolution économique de la région. Malgré son déclin, la « ceinture de rouille » réalise encore près de 40 % de la production industrielle des États-Unis.

3. Accord de libre échange nord-américain (ALENA, NAFTA en anglais), est un pacte commercial des États-Unis avec le Mexique et le Canada.

4. Patient Protection and Affordable Care Act (loi sur la protection des patients et les soins abordables, ACA), surnommée « Obamacare », est une loi votée par le Congrès et promulguée par Barack Obama le 30 mars 2010. Elle a permis de garantir une couverture santé à 32 millions de personnes qui en étaient dépourvues. Elle élargit également le Medicaid aux personnes disposant de revenus juste au-dessus du seuil de pauvreté (jusqu’à 133 % de celui-ci). Cependant elle n’inclut pas de régime public universel ni d’assurance publique mais oblige les citoyens à recourir à une assurance privée, avec des subventions fédérales pour les familles les plus pauvres (en deçà du revenu annuel familial de 88 000 dollars). De plus, elle laisse encore 5 % de résidents (soit 23 millions), sans aucune couverture maladie (avant 15 % de résidents n’en disposaient pas).

5. Voir : https://leftelect.net

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