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Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 647 janvier 2018

FEMMES

MeToo : un puissant écho, mais il faut faire beaucoup plus

Cf. aussi : [Féminisme]

Entretien de Hope Reese avec Stephanie Coontz *

20/01/2018 ©: Alec Perkins

20/01/2018 ©: Alec Perkins

Lorsque des avancées vers l’égalité s’accomplissent – comme lorsque les femmes et les minorités acquièrent droits et statut social – elles sont souvent suivies d’un retour de balancier. Par exemple, en réponse au mouvement de libération des femmes des années 1960 et du début des années 1970, il s’est produit une forte attaque contre « Roe v. Wade » (1) et le « Equal Rights Amendment » (2). Ceux qui redoutent le changement le combattent avec une énergie renouvelée pour la sauvegarde de leurs privilèges. Ce faisant, ils freinent tout progrès.

La récente déferlante d’allégations d’agression sexuelle visant des politiciens, comédiens, journalistes et artistes met au jour des fautes graves commises par des hommes en situation de pouvoir. Bien que ces comportements ne soient pas nouveaux, ils conduisent actuellement à demander des comptes à des hommes tels que Harvey Weinstein (3) et plus récemment Matt Lauer (4), qui en perdent leur poste.

Pour comprendre la signification ou l’ancrage historique de ces dénonciations de comportements sexuels abusifs, je me suis adressée à Stephanie Coontz, historienne et commentatrice des questions relatives aux femmes. Stephanie Coontz a fondé et enseigné au département des études de la famille à Evergreen State College à Olympia, Washington dans les années 1970. Elle est coprésidente et directrice de l’éducation publique au Council on Contemporary Families et collaboratrice au Sunday Review du New York Times. Elle a mis en garde le mouvement actuel #MeToo contre l’éventualité d’un retour de balancier. « La voie qui s’ouvre à nous dépend de la façon dont nous pourrons ou non nous approprier ce moment et le transformer », a-t-elle déclaré.

Voici notre entretien, légèrement adapté pour des raisons de longueur et de clarté.

Hope Reese : Il s’est produit une vague d’allégations de comportements sexuels abusifs allant du viol aux attouchements non consentis, contre des hommes, de Harvey Weinstein à Louis C.K. (5), Roy Moore (6), Al Franken (7). Qu’est-ce qui se passe ? Les vannes ont-elles complètement cédé ?

Stephanie Coontz : Il s’agit d’un changement substantiel, attendu de longue date, un changement brutal de courant mais il y a beaucoup d’écume dans le ressac.

Je ne pense pas qu’il y ait des réponses faciles.

Ce n’est pas comme si les hommes avaient été aveugles et sourds face au refus des femmes d’être traitées comme des objets sexuels et soumises à des gestes et actes d’intimité non désirés. Ce sujet fut à l’aube des premières critiques contre l’esclavage. Des militants anti-esclavage ou des femmes syndicalistes ont soulevé cette question depuis longtemps.

Par ailleurs, reconnaissons que les femmes ont eu tendance à accepter cela comme faisant partie du lot d’être une femme.

Tout au long des années 1960 et 1970, on trouve des manuels de bonne pratique de fréquentations et des experts avisés qui recommandaient aux garçons de draguer les filles en insistant aussi fort que possible parce que les filles ont peur de dire oui, et diverses choses de ce genre.

Il n’y a eu aucune couverture médiatique du problème avant 1975, lorsqu’une femme (8) à l’université Cornell a introduit une demande d’allocation de chômage après avoir démissionné de son travail parce qu’elle y avait subi des attouchements non désirés. Sa demande a été refusée au motif qu’elle avait démissionné pour des raisons personnelles. Elle a alors fondé une organisation, Working Women United. Elles ont organisé un événement qui a ensuite été couvert dans le New York Times. Mais nous savons tous que ce mouvement de protestation n’a pas été suivi avec sérieux. Dans le sondage réalisé en 1976 par le magazine Redbook 80 % des répondantes avaient déclaré avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail ; à nouveau, la majorité de la presse l’a ignoré.

Au sein d’un couple, souvenez-vous, les rapports sexuels sous la contrainte n’étaient même pas nommés, et encore moins répréhensibles sur le plan judiciaire. Le viol était alors défini comme étant un rapport sexuel commis sous la contrainte avec une femme qui n’est pas la sienne. C’était encore une période où il était considéré comme amusant d’avoir dans les fortune cookies des blagues disant : « Confucius dit que quand un viol est inévitable, détendez-vous et jouissez-en. »

À présent, nous connaissons cette situation où les femmes sont encouragées à s’exprimer. Oui, les vannes ont été ouvertes.

Hope Reese : Que pourrait-il arriver à la suite de cette tempête ? Y a-t-il eu des précédents qui peuvent éclairer le moment que nous connaissons ?

Stephanie Coontz : Les historiens n’aiment pas prédire l’avenir parce qu’il dépend de ce que nous faisons au présent. Si nous permettons que les détails salaces prennent le dessus et que nous n’allons pas jusqu’aux racines de pourquoi les femmes, pendant si longtemps, ne se sont pas senties capables d’exprimer leur réalité, nous verrons l’élan s’essouffler, ou bien ce sera une voie commode pour faire couler le sang toutes les quelques années.

S’agissant d’hommes qui n’ont pas franchi la ligne rouge d’une réelle agression [mais qui toutefois ont agi de façon inappropriée], il est extrêmement important de les encourager à le reconnaître et à s’excuser. Nous devons nous demander pourquoi auparavant les femmes ne ressentaient pas qu’elles se prêtaient de manière accommodante aux situations [du harcèlement et de l’agression]. Ce n’est pas simplement parce que nous avons été socialisées pour s’accommoder et épargner les sentiments des gens. C’est parce que nous manquons de protection et de pouvoir dans le monde du travail.

Hope Reese : Voyez-vous cela comme un réel progrès, ou pourrait-il être une illusion de progrès ? Vous inquiétez-vous d’un retour de balancier potentiel ?

Stephanie Coontz : Les gens ont finalement reconnu que c’est un problème majeur qui a été systématiquement mis sous silence. La voie qui s’ouvre à nous dépend de la façon dont nous pourrons ou non nous approprier ce moment et le transformer. Si nous nous concentrons seulement sur les abus sexuels d’hommes individuels, nous pourrions avoir quelque chose de similaire au revers du progrès fait dans les relations raciales. Quand tout le monde a commencé à dire que la discrimination est une mauvaise chose, les gens ont alors commencé à soutenir que la discrimination était terminée – l’argument étant que, parce que nous disons que c’est mauvais, nous n’avons plus rien à faire. Par analogie, vous pourriez dire que cela signifie que nous avons juste besoin d’apprendre aux hommes à se comporter mieux et nous en prendre à des individus, au lieu de parler du manque de pouvoir des femmes dans le monde du travail.

Hope Reese: À un certain moment, les gens pensaient que dire qu’ils étaient « colorblind » (ne distinguant pas les couleurs) était une bonne chose...

Stephanie Coontz: L’analogie avec les « colorblind » serait que même si nous nous débarrassions de l’exploitation sexuelle, cela ne résoudrait pas le fait que les femmes subissent d’autres types de discriminations. Quelqu’un qui est correct dans ses relations sur le plan sexuel, peut être carrément sexiste en pensant que les femmes sont moins compétentes que les hommes, ou s’engager dans un sexisme bienveillant, avec l’idée que les femmes ont besoin d’être protégées et non exposées à ces situations terribles.

Hope Reese : Quand on voit ce qui se passe dans le monde du high tech ou du divertissement, on se dit : « Le sexisme et le harcèlement sévissent dans ce secteur ». Il semble que cela touche à la politique, aux arts et à la culture. Est-ce qu’il y a des distinctions à faire, ou devrions-nous traiter tous ces harcèlements de la même façon ?

Stephanie Coontz : C’est très répandu, et c’est particulièrement omniprésent dans les professions où les femmes sont sans ressources – les moins bien rémunérées, comme les femmes de chambre des hôtels. C’était autrefois le cas des travailleuses à la chaîne, et je pense que les syndicats ont dans une certaine mesure offert une protection. Il y a donc le cas des femmes très vulnérables, mais il semble que ce soit aussi très répandu dans les professions bien rémunérées et très prestigieuses où les hommes ont un sens extraordinaire des prérogatives. Je pense que ce problème se pose partout, mais particulièrement quand il y a des déséquilibres de pouvoir.

Hope Reese : Les dénonciations couvrent un grand éventail de comportements. Dans les cas les plus extrêmes, ce sont les allégations de coercition et de contrainte contre Harvey Weinstein ou R. Kelly. Ensuite, il y a les façons d’agir aussi non appropriées, mais moins graves comme le « pelotage ». Est-ce que tous ces comportements différents devraient être mis dans la même catégorie ? Comment pouvons-nous les séparer ?

Stephanie Coontz : Je pense qu’il y a un danger. Nous devons trouver une façon de distinguer entre des hommes qui sont simplement des crétins et ceux qui sont de vrais prédateurs. Cela fait partie d’une même gamme, la façon dont même ceux qui n’ont pas harcelé des femmes les ont dévalorisées et traitées comme des objets pendant tant d’années. C’est une chose dure à dire, mais d’une certaine manière, nous pourrions avoir besoin de travailler vers quelque chose comme la Commission de vérité et de réconciliation de l’Afrique du Sud [un règlement en 1994 qui offrait aux auteurs de crimes violents, commis pendant l’apartheid, la possibilité de ne pas être poursuivis, dans le but d’unifier le pays] pour les hommes qui n’ont pas été jusqu’au viol et à l’agression – pour trouver un moyen de les amener à s’excuser et à aller de l’avant.

Hope Reese : Et pour les politiciens, en particulier ? Quel genre de comportement ne devrions-nous pas tolérer ? Aujourd’hui, nous parlons de Roy Moore et Al Franken, mais on a aussi parlé de Bill Clinton.

Stephanie Coontz : Tout d’abord, nous devons faire la distinction entre un mauvais comportement comme l’infidélité, où il y a accord entre les deux « coupables », et un comportement prédateur. Dans quelle mesure voulons-nous utiliser cette faiblesse humaine, qui est aussi commune en dehors du monde politique, comme mesure pour déterminer si quelqu’un est apte à être candidat pour une fonction ?

Je pense vraiment que nous devons reconnaître à quel point la dévalorisation et la chosification des femmes ont été extraordinairement envahissantes, c’est-à-dire la pratique de déconsidérer les opinions des femmes, ignorer leurs préférences, passer outre leurs objections, et s’attendre à ce qu’elles passent là-dessus pendant tant d’années. Quelqu’un comme Bill Maher, pourquoi a-t-il besoin d’appeler Trump une petite chienne gémissante, plutôt qu’un petit pleurnichard ? Il s’agit là d’une dévalorisation de la femme, intégrée et de longue date, d’une chosification de la femme, ce qui est même partagé par de nombreuses femmes. D’une part, nous devons absolument assumer la confrontation, mais devenir trop punitif à ce sujet pourrait vraiment se retourner contre nous.

Le mieux c’est de reconnaître qu’il s’agit d’un dilemme difficile, et que nous faisons face à des choses que nous avons permis trop longtemps. Il y a des cas, de nombreux cas, où il me semble que nous devrons accepter des excuses et passer à autre chose. Mais nous devrions d’abord exiger des excuses.

Hope Reese : À notre époque où tant de gens se méfient des médias et se divisent sur les faits, les accusations sont-elles entendues de la même manière ? Que les victimes soient crues ou pas, semble dépendre de la conviction politique.

Stephanie Coontz : Je pense que vous avez raison. Tout d’abord, cela survient à un moment où les gens sont beaucoup plus politisés que par le passé à propos de leurs décisions concernant les informations qu’ils acceptent et celles qu’ils rejettent. Je pense que nous pourrions être victimes d’un contrecoup qui donnerait aux gens une excuse pour l’incrédulité. Cela pourrait nous empêcher de convaincre un grand nombre d’hommes et de femmes qui, sinon, seraient disposés à nous rejoindre dans une position de tolérance zéro dès aujourd’hui. Nous devons être très prudent.es quant à la manière dont ces accusations peuvent être utilisées. Nous devons être attentif.es aux droits civils des hommes qui sont accusés de commettre de tels actes, et ouvert.es à la compréhension des facteurs contextuels et des ambiguïtés. Il est vital pour les femmes de s’exprimer haut et fort, et de partager leur douleur et leur indignation. Mais il est aussi important que nous en fassions un moment d’apprentissage, pas une saignée.

Hope Reese : Au cours de l’histoire, la trajectoire du progrès n’a pas été une ligne droite – il y a eu des moments de recul. Où en sommes-nous actuellement, s’agit-il d’un point bas majeur ?

Stephanie Coontz : Oui. Vu sous un autre angle, c’est une chose à double sens. Je veux être absolument claire : je pense qu’il est grand temps que ces hommes soient appelés à rendre des comptes. D’un autre côté, cette demande ne concerne que les abus sexuels et la chosification des femmes, et pas les autres formes de discrimination envers les femmes. Ça met à l’abri les gens qui s’indignent de l’immoralité sexuelle mais qui sont parfaitement à l’aise avec la discrimination économique, avec tous les autres comportements d’exploitation envers les femmes, qui refusent de reconnaître que l’autre aspect de l’appareil génital féminin fait que les femmes peuvent avoir besoin de congé de maternité rémunéré. Cela leur permet d’ignorer et même d’excuser les restrictions paternalistes sur les choix de vie des femmes, par exemple en matière de procréation et de contraception.

Hope Reese : Beaucoup de discriminations envers les femmes, quand elles ne sont pas ouvertement physiques, peuvent être difficiles à cerner. Comment pouvons-nous nous assurer d’accorder la même attention à toute forme subtile de discrimination?

Stephanie Coontz : Oui, c’est la même chose pour le genre de politiques qui permettent que l’empoisonnement au plomb [qui a été associé à l’infertilité] continue – c’est-à-dire de ne pas investir dans une infrastructure protégeant les capacités reproductives des femmes. C’est un vrai dilemme pour nous. Il nous incombe de canaliser l’indignation et de ne pas la laisser prendre le pas sur toutes les autres façons dont les femmes sont réduites au silence ou discriminées, ni de noyer les différences entre les gens, en distinguant par exemple ceux qui se comportent mal en tant qu’individu mais qui ont voté pour des mesures qui aident les femmes à obtenir un salaire égal. La nature dramatique de ces accusations peut occulter les autres sources d’inégalité. ■

* Stephanie Coontz est professeure à l’Evergreen State College et directrice de recherche au Council on Contemporary Families. Avant d’enseigner à temps plein en 1975, Stephanie Coontz a été une dirigeante de la Young Socialist Alliance, l’organisation de jeunesse du Parti socialiste des travailleurs (SWP), liée à la IVe Internationale, dont elle s’est séparée à la fin des années 1970. Elle a écrit Life in Capitalist America (Pathfinder Books, 1975), The Way We Never Were: American Families and the Nostalgia Trap (Basic Books, 1992), The Way We Really Are: Coming to Terms with America’s Changing Families (Basic Books, 1998). American Families, A Multicultural Reader (Routledge, 1999). Marriage, A History: From Obedience to Intimacy, or How Love Conquered Marriage (Viking Press, 2005), A Strange Stirring: The Feminine Mystique and American Women at the Dawn of the 1960s (Basic Books, 2011). Hope Reese est journaliste, elle écrit dans the Atlantic, the Boston Globe, the Chicago Tribune, Playboy, Vox, et autres publications. Cet entretien a été d’abord publié le 29 novembre 2017 par Vox : https://www.vox.com (Traduit de l’anglais et annoté par Irma Cottyn).

Notes

1. « Roe versus Wade » est un arrêt rendu par la Cour suprême des États-Unis en 1973, qui reconnait l’avortement comme un droit constitutionnel, invalidant les lois le prohibant ou le restreignant. Jane Roe est le pseudonyme de Norma McCorvey qui en mars 1970 a contesté la loi du Texas interdisant la pratique de l’avortement. Henry Wade était le procureur de Dallas, représentant l’État du Texas.

2. Une proposition d’amendement de la Constitution des États-Unis déposée pour la première fois en 1923, « Equal Rights Amendment » (ERA), visait à garantir l’égalité des droits des citoyens, quel que soit le sexe. Réintroduit en 1971 après quelques révisions de formulation, l’amendement ERA avait passé les deux chambres du Congrès en 1972. Depuis, et malgré la prolongation de la date limite de ratification jusqu’au 30 juin 1982, l’ERA n’a jamais été ratifié par le minimum de 38 législatures d’États. Les législateurs de 4 États étaient même revenus sur leur précédente ratification pour l’annuler. Dès 1972 une puissante campagne anti-ERA s’était développée défendant valeurs et rôles de genre conservateurs (par exemple, la position de la « ménagère américaine » dans le cadre du mariage traditionnel, la pension alimentaire et la garde de leurs enfants préférentiellement pour les mères en cas de divorce, l’exclusion des femmes de la conscription militaire et des rôles de combat etc.). Lors de la Convention nationale républicaine de 1980, la plateforme du Parti républicain était modifiée pour mettre fin à son soutien à l’ERA. Mais le mouvement féministe a aussi été traversé par des controverses, notamment sur les risques de perdre certaines protections légales accordées aux femmes (concernant l’âge de la retraite, le travail de nuit, la manutention de charges lourdes etc.). La promotion de l’ERA a été relancée à partir du milieu des années 1990, avec plusieurs tentatives d’obtenir une ratification dans au moins 3 des 15 États qui ne l’avaient pas ratifiée entre 1972 et 1982 (« three-state strategy »), comptant sur la possibilité que le Congrès pourrait annuler l’expiration du délai de ratification. Jusqu’à présent l’État du Nevada est le seul à avoir ainsi ratifié l’ERA (le 22 mars 2017).

3. Harvey Weinstein est un producteur de films aux États-Unis. Co-fondateur de la société Miramax, il a remporté un Oscar et sept Tony Awards. Ensuite il a lancé le studio de cinéma The Weinstein Company, dont il était co-président, au côté de son frère Bob. Après avoir été accusé publiquement d’abus sexuels, en octobre 2017 Harvey Weinstein a été licencié par The Weinstein Company et expulsé de l’Académie des Oscars. Renforcée par des dizaines d’allégations similaires contre Weinstein, une vague de dénonciations d’abus sexuels par des personnes disposant de pouvoir était déclenchée, notamment la campagne #MeToo, encourageant le partage d’histoires de harcèlement sexuel, élargie à plusieurs secteurs à la fois aux États-Unis et dans le monde entier.

4. Matt Lauer a été présentateur de télévision entre 1997 et 2017 de la matinale The Today Show diffusée quotidiennement sur le réseau NBC, ainsi que d’émissions sur le Discovery Channel. Accusé d’un « comportement sexuel inapproprié » il a été licencié par NBC.

5. Louis Szekely, connu sous le nom de Louis C.K. est un humoriste, scénariste, acteur, producteur et réalisateur américano-mexicain. En novembre 2017, plusieurs femmes l’ont accusé de s’être livré devant elles à des exhibitions sexuelles. Reconnaissant que ces accusations sont fondées, il a présenté ses excuses.

6. Roy Moore, politicien républicain, a été accusé d’abus sexuels par au moins sept femmes.

7. Al Franken est un comédien, écrivain, polémiste, humoriste et sénateur démocrate, connu pour ses opinions progressistes le situant à la gauche du Parti démocrate. Accusé par la présentatrice radio et mannequin Leeann Tweeden d’agression et de harcèlement sexuel, il a d’abord présenté ses excuses, puis, devant d’autres accusations, a annoncé qu’il va démissionner du Sénat.

8. Il s’agit de Carmita Wood, 44 ans et mère de quatre enfants, subissant le harcèlement sexuel de son chef Boyce McDaniel, un physicien nucléaire renommé qui avait travaillé sur le projet Manhattan avant de devenir directeur du Laboratoire des sciences nucléaires de l’université Cornell. Faisant appel de la décision de l’université, et avec le soutien d’autres femmes, y compris du directeur de la section femme du Human Affairs Program à Cornell, le « Working Women United » organisait un campus speak-out contre le harcèlement sexuel, distribuait des tracts autour du campus et aux deux principales usines d’Ithaca, ainsi qu’aux entreprises locales, et contactait également les médias et les organisations féministes.

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