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Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale

 

N° 616-617 juin-juillet 2015 *

GRANDE BRETAGNE ET IRLANDE DU NORD

Un royaume désuni par l’austérité

Cf. aussi : [Grande-Bretagne]

Socialist Resistance *

Londres, 9 mai 2015

La campagne de la peur menée par le Parti conservateur ainsi que le positionnement du Parti travailliste très éloigné des aspirations populaires ont abouti à une faible et inattendue majorité parlementaire conservatrice à l’issue des élections du 7 mai.

Si les sondages n’avaient pas prévu le maintien de cette majorité conservatrice, ils ont cependant eu raison sur deux points :

1. Les Libéraux démocrates ne sauvegardent que huit sièges. Ils ont été décimés, et leurs principaux représentants, qui ont soutenu les conservateurs au cours des cinq dernières années, de Vince Cable à Danny Alexander, sont éjectés du Parlement (1). Ils portent la coresponsabilité de toutes les politiques d’agression du gouvernement conservateur. Le Parti travailliste n’a pas bénéficié de cet effondrement électoral des libéraux-démocrates, car il a été incapable de tenir le moindre discours contre l’austérité.

2. Le Parti nationaliste écossais (SNP) fait un impressionnant bond en avant en Écosse, réduisant la représentation travailliste à un seul siège. Dans certaines circonscriptions, le SNP a pris près de 40 % des voix aux travaillistes. En Écosse, seulement trois sièges échappent au SNP (pour un travailliste, un libéral-démocrate et un conservateur).

Le Parti travailliste s’est infligé lui-même cette défaite en Écosse par son adhésion réactionnaire au syndicalisme le plus sclérosé, son alignement enthousiaste sur les conservateurs lors du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse et son refus de participer aux campagne contre l’austérité et contre les sous-marins nucléaires porteurs des missiles Trident. Il a été massivement sanctionné par l’électorat écossais qui a basculé en faveur du SNP et a anéanti le Labour Party pour une génération (2). Le choc est impressionnant mais il s’agit d’une tendance apparue depuis plusieurs années qui culmine aujourd’hui par un déplacement massif des électeurs travaillistes vers l’indépendance et contre l’austérité. Elle a conduit à ce vote tactique en faveur du SNP pour mettre hors jeu le Parti travailliste. Le nouveau grand groupe parlementaire du SNP sera probablement très diversifié et quelques députés plus radicaux sont susceptibles d’en émerger.

Synthèse et articles Inprecor

Royaume-Uni… fragmenté

Ce tremblement de terre de la politique britannique en Ecosse est le résultat le plus important de cette élection et il aura des suites.

Dans l’ensemble, le Royaume-Uni est de plus en plus fragmenté électoralement. En effet, ces élections générales comportaient quatre élections différentes le même jour : en Écosse, au Pays de Galles, en Angleterre et en Irlande du Nord. Les travaillistes ont gagné près de 10 % de suffrages au Pays de Galles, les conservateurs ont obtenu 10 % de plus en Angleterre, raflant la majorité des sièges, le SNP a triomphé en Écosse et l’Irlande du Nord a poursuivi sa dynamique spécifique.

La diabolisation continue du SNP par les conservateurs et les libéraux démocrates a clairement eu un impact sur les électeurs anglais, impact qui n’apparaissait pas dans les sondages.

Au Pays de Galles, le Plaid Cymru – avec une solide dirigeante à sa tête – est le parti qui a le moins bénéficié du sentiment anti-austérité, augmentant très modestement son score de 0,8 %. Quant au UKIP, le très réactionnaire Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, il a progressé de 11,2 % des voix au Pays de Galles, alors que son progrès dans l’ensemble de la Grande-Bretagne se limite à 9,5 % (avec 12,6 % des suffrages, il a seulement un député), à cause de sa piètre sa performance en Écosse.

La progression de Sinn Féin dans les six comtés de l’Irlande du Nord a été stoppée, notamment du fait de ses contradictions : s’il se présente comme un parti anti-austérité, il est profondément contaminé par la mise en œuvre de l’austérité par le gouvernement des six comtés, qu’il gère en coalition avec le réactionnaire Parti unioniste démocrate (DUP) (3). Dans la circonscription de Belfast-ouest, le bastion électoral historique de Sinn Féin, l’alternative anti-austérité a eu un score significatif (4).

La victoire des conservateurs (basée sur leur succès en Angleterre) va ouvrir une nouvelle phase de la politique très réactionnaire du gouvernement, annoncée dans le discours du trône (5), avec des coupes budgétaires massives dans les prestations sociales, des attaques contre le niveau de vie, des réductions des dépenses publiques, l’augmentation des frais universitaires, plus de contrôles racistes contre l’immigration etc. Un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne est maintenant très probable d’ici 2017, avec pour toile de fond une campagne raciste contre les immigrés.

Défaite travailliste

On peut dire que le Labour Party a perdu les élections plus que les conservateurs ne les ont gagnées. Au cours des cinq dernières années, les travaillistes ont été incapables de réfuter l’allégation de « compétence économique » des conservateurs. Leur direction a capitulé devant les politiques économiques conduites par David Cameron et a été incapable d’offrir une alternative ou de proposer des initiatives anti-austérité à la classe ouvrière. Même lorsqu’elle a avancé quelques propositions populaires, comme celle d’imposer les plus riches, celles-ci ont été éclipsées par une attitude ambiguë face à l’austérité du fait de leurs promesses de nouvelles réductions budgétaires. Leur message sombrait dans la confusion. Leurs électeurs ont déserté en masse, même si l’effondrement des libéraux démocrates a permis aux travaillistes de conserver des sièges au Parlement.

Le Parti travailliste demeure cependant une force significative dans les gouvernements locaux d’Angleterre, remportant pratiquement tous les sièges municipaux dans les grandes villes du Nord et du Centre (Midlands). Mais il est sous la pression de l’UKIP à sa droite et des Verts à sa gauche, alors même qu’il est incapable de proposer une alternative à l’austérité. Cela risque de provoquer une grave crise dans ses rangs et dans les zones qu’il contrôle lorsqu’il mettra en pratique docilement le programme d’austérité du nouveau gouvernement conservateur et ses coupes budgétaires. Construire les luttes locales contre l’austérité en résistant à ces réductions budgétaires, voilà la tâche essentielle pour la gauche si elle veut construire une base pour l’avenir.

Les règlements de comptes au sein du Parti travailliste ont commencé avant même la démission d’Ed Miliband (6). Sous la pression des partisans de Tony Blair, il y a maintenant un danger réel que le bilan soit que la campagne travailliste était « trop à gauche » et que l’orientation soit d’aller « plus au centre ». Dans ce débat au sein du parti, seul Peter Hain (7) a employé le terme « néolibéralisme » pour le dénoncer, alors que Charles Clark (8), faisant écho à l’idéologie de droite du parti, parlait des 1 % les plus riches comme de « créateurs des richesses », comme si la richesse pouvait être créée sans les femmes et les hommes qui travaillent pour la produire.

Progrès de la droite extrême

En menant une campagne très à droite avec de nombreux relents racistes, l’UKIP a gagné beaucoup de suffrages (4 millions) mais n’a pas réussi à avoir autant d’élus au Parlement du fait du système électoral. Il a réussi à augmenter ses scores dans les circonscriptions travaillistes du Nord. Nigel Farage a proposé sa démission, mais il sera sans doute de nouveau à la tête du parti (9). Malgré son caractère très réactionnaire, l’UKIP veut désormais obtenir une réforme du système électoral, si l’on en croit la déclaration de démission de Farage et le discours d’investiture de Douglas Carswell. Mais il semble qu’il ne s’agisse que d’une posture médiatique et que l’UKIP ne va pas faire une campagne sur ce terrain.

L’UKIP a remporté de nombreux sièges dans les conseils locaux et il sera capable d’en contrôler certains au cours de la période à venir – un revers majeur pour la politique progressiste en Grande-Bretagne (11). Une grande partie de la population immigrée (principalement provenant des pays de l’Union européenne) n’a pas le droit de vote aux élections législatives, mais peut voter aux élections locales. Cette communauté doit être mobilisée par la gauche dans une campagne massive contre la xénophobie, pour combattre le racisme de l’UKIP et des conservateurs. Mais les tactiques employées jusque-là contre les fascistes ne permettent pas d’atteindre cet objectif et la gauche doit les repenser si elle veut poursuivre cette approche sérieusement.

À gauche des travaillistes

Les Verts ont remporté au total plus d’un million de voix – leur meilleur résultat jamais obtenu aux législatives. Leur dirigeante, Caroline Lucas, a sensiblement augmenté sa majorité à Brighton – l’un des rares rayons de soleil dans le paysage politique anglais (12).

Ils ont bénéficié de l’effondrement des libéraux démocrates et d’un profil plus à gauche et clairement opposé à l’austérité, en particulier chez les jeunes électeurs. Progressant en voix, leurs candidats sont souvent arrivés en deuxième ou troisième place, mais cela ne a pas permis pas d’accroître le nombre de leurs élus. Ils ont également massivement recruté de nouveaux membres, sont beaucoup plus présents et la gauche doit prendre cela en compte, en particulier avec la campagne sur le changement climatique et les questions écologiques, qui prend maintenant de l’ampleur.

Par contre les Verts écossais réalisent une contre-performance en raison du vote massif pour le SNP, qui apparaissait comme seul capable de sanctionner les travaillistes. Cependant des signes indiquent que le balancier pourrait être favorable aux Verts lors des élections du Parlement écossais en 2016, qui sont proportionnelles.

Synthèse et articles Inprecor

Pour sa part, le Parti d’action pour la santé publique (13) s’en sort assez bien. Il a fait une bonne campagne et a gagné 20 210 suffrages, alors qu’il n’était présent que dans 12 circonscriptions, bien ciblées, où il affrontait des adversaires de haut niveau. Richard Taylor, ancien député indépendant et candidat à Wyre Forest, a obtenu 14 % des suffrages (14), et Louise Irvine, candidate pour la première fois, opposée au ministre de la Santé conservateur Jeremy Hunt, a eu 8 % (15).

Les résultats de la gauche radicale sont mauvais, y compris ceux de Left Unity (16) et de TUSC (Coalition des syndicalistes et socialistes) (17), avec la plupart de leurs candidats en dessous de 1 %, à quelques exceptions près. Le TUSC, qui n’est qu’une coalition lors des élections, n’a pas d’avenir, de même que Respect, qui n’a également pas réussi à réitérer le succès électoral de Galloway lors de l’élection partielle précédente.

Les organisations de la gauche radicale n’ont pas réussi à construire une sérieuse alternative au Labour Party et ont été éclipsées par le SNP et par les Verts. Aujourd’hui, nous sommes moins bien lotis qu’il y a 15 ans, lorsque l’Alliance socialiste a été créée. Les acquis de la période de construction de Respect ont été délibérément gaspillés par les principales organisations d’extrême gauche (le SP et le SWP). Une réflexion sérieuse et une attitude plus cohérente sont nécessaires si l’on veut construire à long terme une alternative de la gauche unie.

Malgré ses résultats électoraux généralement décevants, Left Unity émerge clairement comme le seul espoir pour un tel développement, notamment parce qu’elle poursuit son existence après les élections. Son potentiel peut être vu dans les résultats de Glyn Robbins à Bethal Green (949 voix, 1,8 %) et de Stephen Hall à Leigh (542 voix, 1,2 %).

Et maintenant…

Il y a un certain nombre de conclusions à tirer de tout cela.

Près de cinq millions de votants en faveur des Verts et de l’UKIP ne seront représentés que par deux députés, ce qui doit être comparé aux 200 députés du Parti travailliste, qui ne représentent même pas le double de votants. Et les conservateurs ont remporté la majorité des 650 sièges avec seulement 36 % des suffrages exprimés pour leur politique profondément impopulaire qu'ils vont maintenant tenter de mettre en œuvre. Cela témoigne d’une crise majeure de la légitimité démocratique de ce Parlement. Loin de garantir une stabilité, cela annonce des crises périodiques dans l’avenir.

Le système électoral est totalement antidémocratique. La part des sièges des petits partis est hors de toute proportion avec leurs suffrages. Les Verts ne sont représentés que par une seule députée, alors qu’ils ont obtenu un million de voix. Alors que le DUP a remporté 8 sièges avec seulement 180 000 voix. Il faut donc une campagne pour exiger la représentation proportionnelle, pour que les élections futures assurent aux partis un nombre de sièges réellement en fonction de leurs scores électoraux.

C’est à juste titre que Left Unity en a fait le point central de sa déclaration post-électorale. Il faudra trouver au cours des prochaines semaines comment faire de cela une campagne prioritaire et comment travailler avec d’autres pour faire face à ce déficit démocratique.

Ces résultats confirment également la nécessité de construire un large parti de la gauche en tant qu’alternative au Parti travailliste. Ils indiquent avec force le prix que nous payons pour avoir dilapidé les précédentes tentatives de construction de partis larges au cours des 25 dernières années. Aucune liste de la gauche radicale n’a obtenu dans cette élection des résultats comparables avec ceux de Respect dans sa meilleure période ou ceux de l’Alliance socialiste précédemment. Nous avons reculé alors que dans de nombreux autres pays européens la gauche radicale a progressé. L’importance de Left Unity, c’est qu’elle tente de résoudre ce problème en construisant un parti démocratique, inclusif et développant de nouvelles structures – mais nous commençons à partir d’un profond recul.

Cette alternative doit combiner la présence d’une alternative politique radicale dans les urnes et dans les rues. Left Unity va à juste titre mobiliser pour la première grande manifestation contre le nouveau gouvernement que l’Assemblée du peuple contre l’austérité a appelée pour le 20 juin, ainsi que pour les manifestations lors de la COP21, la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (18), à Paris et encore plus à l’échelle nationale et locale. Nous avons également besoin d’une campagne unitaire pour défendre le système national de santé (NHS), car le nouveau gouvernement tentera de le privatiser de plus en plus tout en réduisant brutalement son budget.

Mais si le SNP et les Verts étaient mieux placés le 7 mai pour attirer les électeurs opposés à l’austérité, c’est aussi parce qu’ils ont été présents aux élections depuis longtemps sous les mêmes sigles. Left Unity doit encore construire une telle crédibilité, non seulement dans l'action locale et dans les campagnes de masse,mais aussi devant les urnes d’une manière cohérente. ■

* Socialist Resistance a été fondée en 2002 par des marxistes britanniques qui soutenaient la recomposition de la gauche reflétée par le Parti socialiste écossais, l’Alliance socialiste et le parti Respect. En juillet 2009 ils l’ont refondée en tant que section britannique de la IVe Internationale. Cet article a d’abord été publié sur le site web de Socialist Resistance (http://socialistresistance.org). Le titre, les intertitres et les notes ont été ajoutés par International Viewpoint et Inprecor (traduit de l’anglais par JM).

Notes

1. Vince Cable a été secrétaire d’État (ministre) aux Affaires, à l’Innovation et au Savoir-Faire et Danny Alexander a été Secrétaire en chef du Trésor dans le gouvernement de coalition du Parti conservateur et du Parti libéral démocrate de David Cameron. Les deux ont perdu leur siège au Parlement le 7 mai 2015.

2. Cf. Murray Smith, « Cette défaite porte les graines d’une victoire future », http://ks3260355.kimsufi.com/inprecor/article-inprecor?id=1661

3. Le Parti unioniste démocratique (DUP, Democratic Unionist Party) est le plus grand des deux partis unionistes (pro-britanniques) en Irlande du Nord. Il gouverne l’Irlande du Nord en accord de partage du pouvoir avec Sinn Féin.

4. Dans la circonscription de Belfast-ouest, bastion électoral historique de Sinn Féin (Gerry Adams y a été élu en 2010 avec 71,1 % des voix, il a été remplacé en 2011 dans une élection partielle par Paul Maskey, qui a obtenu 70,6 % ), Paul Maskey a été réélu le 7 mai 2015 avec 54,2 % des suffrages. Gerry Caroll, candidat de l’alliance de la gauche radicale People Before Profits (Le peuple avant les profits) est arrivé en seconde position avec 19,2 % (en 2011 il avait obtenu 7,6 %).

5. Le « discours du trône » présente le programme du gouvernement au début de la nouvelle session parlementaire. Il est écrit par le cabinet ministériel.

6. Ed Miliband, leader du Labour Party (Parti travailliste) depuis 2010, a démissionné de la direction du parti le 8 mai 2015, après la défaite électorale.

7. Peter Hain, un ancien ministre et ancien député travailliste, a été un militant reconnu de la campagne anti-apartheid au cours des années 1970. Il n’était pas candidat en 2015.

8. Charles Clarke est un ancien ministre et ancien député travailliste.

9. Nigel Farage, leader et député européen de l’UKIP, n’a pas réussi à se faire élire dans la circonscription South Thanet dans le Kent (il est arrivé second avec 32,44 % des voix) et a annoncé sa démission, mais le 11 mai la direction de son parti a refusé cette démission.

10. Douglas Carswell est le seul membre du Parlement britannique de l’UKIP. Élu dans la circonscription de Clacton en tant que conservateur en 2005, il est passé à l’UKIP en 2014. Il a alors démissionné de son mandat, mais a été réélu lors d’une élection partielle, puis de nouveau réélu le 7 mai 2015.

11. Les élections locales ont eu lieu en même temps dans la plupart des districts en Angleterre, mais pas Écosse, au Pays de Galles ni en Irlande du Nord. Lorsque cet article a été écrit, les résultats n’étaient pas encore disponibles.

12. Caroline Lucas est députée du Parti Vert de la circonscription de Brighton Pavilion. C’est l’ancienne dirigeante des Verts. Elle est très liée à l’aile gauche de ce parti.

13. Le Parti d’action pour la santé publique (NHAP), fondé en mai 2012, lutte contre la privatisation du système national de santé et les réductions du financement de ce système, des services et du personnel. Ce parti est opposé à l’austérité et a appelé à une réforme politique contre la corruption.

14. Richard Taylor, médecin et ancien militaire, avait été élu député dans la circonscription de Wyre Forest en 2001 sur la base d’un appel pour la réouverture du service d’urgence dans l’hôpital public de Kidderminster. Il a été réélu en 2005, mais non en 2010, lorsque les libéraux-démocrates ont présenté un candidat contre lui. Il a été un des fondateurs du Parti d’action pour la santé publique, dont il a été candidat en 2015.

15. Louise Irvine, médecin généraliste, présidente de la campagne pour sauver l’hôpital de Lewisham dans le district du Grand Londres (Grande-Bretagne) a été candidate du NHAP dans la circonscription South West Surrey. Elle a obtenu 4 851 voix. Inprecor n° 614/615 d’avril-mai 2015 a reproduit un de ses articles sur les effets de l’austérité sur le système de santé en Grèce.

16. Left Unity (Unité de la gauche) a été créé le 30 novembre 2013 à la suite de l’appel à un nouveau parti de gauche lancé par le cinéaste Ken Loach. Les militants de plusieurs organisations de la gauche radicale britannique – Alliance for Workers Liberty, Anticapitalist Initiative, Communist Party of Great Britain (Provisional Central Committee), Independent Socialist Network, International Socialist Network, Socialist Resistance, Workers Power – ont adhéré individuellement à ce nouveau parti.

17. Trade Unionist and Socialist Coalition (TUSC, Coalition des syndicalistes et socialistes) est une alliance électorale lancée pour les élections de 2010 à l’initiative des dirigeants du syndicat RMT (Syndicat national des travailleurs des chemins, de la marine et des transports). Elle regroupe, outre le RMT, le Socialist Party, le Socialist Workers Party et Solidarity (Écosse, scission du SSP). En mai 2015 le TUSC a présenté 135 candidatures aux élections législatives et 619 aux élections locales.

18. La 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) aura lieu du 30 novembre au 15 décembre 2015 à Paris.