Inprecor
Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Débat

N° 509 septembre 2005 *

ALLEMAGNE / DÉBAT

Opposition extraparlementaire ou Parti de gauche ?

Cf. aussi : [Allemagne]

B. B. Herbst

B. B. Herbst est militant du Revolutionär Sozialistischer Bund (RSB, Ligue socialiste révolutionnaire, l’une des deux fractions publiques de la section allemande de la IVe Internationale). L’article que nous reproduisons ici représente le point de vue du RSB, qui a décidé de ne pas engager ses militants dans le Linkspartei en construction. Inprecor n° 507/508 de juillet-août 2005 a présenté le point de vue de l’internationale sozialistische linke (isl, gauche socialiste internationale, l’autre fraction publique de la section allemande de la IVe Internationale), dont les militants ont pris part à la construction de la WASG (cf. note 1) et du Linkspartei.

La formation du Linkspartei (Parti de Gauche) est l’expression, sur le plan politique, du fait que le néolibéralisme a dépassé son point d’apogée idéologique. Mais la discussion entre révolutionnaires socialistes ne devrait porter que sur le point suivant : le parti en formation est-il ou non susceptible d’être transformé en parti socialiste de combat qui s’efforce d’organiser les luttes de ceux d’en bas et qui fasse des mobilisations sociales extraparlementaires sa priorité ?

Luttes de classe et parti de gauche

Pour comprendre l’évolution politique en Allemagne, il faut revenir sur quelques luttes significatives perdues ces dernières années. En 2003, l’IG Metall a appelé à la grève pour les 35 heures dans la métallurgie dans l’Est du pays. Les membres du syndicat étaient mal préparés à ce conflit. Les dirigeants de certaines grandes usines de l’automobile de l’ouest ont refusé d’être solidaires. Plus encore, la direction du syndicat avait totalement sous-estimé la dimension politique du conflit, qui s’est heurté à la résistance unanime du capital, des médias, du gouvernement et de la droite parlementaire. L’IG Metall connut alors une défaite complète. Après l’Est vint le tour de l’Ouest. En 2004, les patrons de la métallurgie attaquèrent frontalement le bastion de Daimler Chrysler à Stuttgart et exigèrent pour les salariés non directement productifs un retour à la semaine de 40 heures. L’IG Metall protesta… et capitula. Depuis, la durée du travail a été rallongée dans des centaines d’entreprises, autrement dit les salaires ont été diminués. Le plus puissant syndicat allemand a donc perdu en peu de temps deux batailles dont les effets se cumulent pour en faire une défaite du mouvement ouvrier dont il ne faut pas sous-estimer l’ampleur, même si la masse des adhérents n’a pas été engagée dans la bataille et ne l’a donc pas vécue comme une défaite brutale. Cependant le rapport de forces entre les classes peut aussi se transformer de façon rampante. De la même façon que l’IG Metall a gagné certaines luttes en n’organisant la grève que dans quelques entreprises, et que les acquis avaient pu ensuite être étendus à toute la branche, maintenant la victoire patronale chez Siemens et Daimler Chrysler s’impose à une partie considérable de la métallurgie et même à d’autres branches. Rapportées à cela, les luttes isolées chez Opel à Bochum ou Alstom à Mannheim ne sont que des combats d’arrière-garde.

La vague de protestations qui a gonflé à partir de l’été 2004 contre Hartz IV et l’agenda 2010 fut accueillie avec bienveillance par les syndicats, mais sans soutien actif. Les nombreuses manifestations locales qui se déroulèrent pendant 6 mois chaque lundi regroupèrent 150 000 participants dans 220 villes. De 1 ,5 à 2 millions de personnes, dont de nombreux syndicalistes, y ont pris part au moins une fois. Mais les syndicats n’y ont jamais appelé officiellement. Leurs directions ont refusé toute mobilisation contre le gouvernement SPD-Verts. Ils portent la responsabilité d’avoir laissé Schröder et Fischer appliquer leurs plans.

Tout cela a favorisé les attentes des masses d’une alternative électorale. L’ouvrier ou l’employé qui n’est pas en mesure de stopper lui-même dans l’entreprise ou dans la rue l’offensive néolibérale met ses espoirs dans ceux qui vont le faire au Parlement. Le bureaucrate syndical, sonné à la tête, qui ne croit plus ni en lui-même, ni en la force de son organisation, qui voit les adhérents douter ou quitter son syndicat, place ses espoirs en Gysi et Lafontaine. La dialectique des combats perdus et des espoirs électoralistes ne renforce pas l’idée que les succès électoraux favoriseront les luttes. Au contraire

Le caractère du Linkspartei

L’ensemble des partis a glissé vers la droite depuis plus d’une dizaine d’années, et c’est pour la social-démocratie que ce glissement est le plus visible, elle qui, depuis le milieu des années 1990, alors qu’Oskar Lafontaine en était encore le président, a connu une transformation qui a fait d’un parti social-libéral un parti néolibéral. Ensuite le SPD et les Verts, la CDU/CSU et le FDP, les syndicats patronaux et les médias bourgeois formèrent une Grande Coalition du néolibéralisme, à laquelle se sont joints des pans entiers de la bureaucratie syndicale et le PDS à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie occidentale, où il participe au gouvernement régional..

La place du social-libéralisme, ainsi délaissée sur l’échiquier politique, fut ensuite occupée par l’Alternative électorale pour l’emploi et la justice sociale (WASG) (1). Son noyau, constitué d’anciens membres du SPD, n’évoluait pas vers la gauche, mais restait prisonnier des vieilles positions social-libérales. Ces militants étaient déjà si isolés politiquement au sein du SPD qu’il n’y a pas eu de regroupement préalable à leur sortie, mais qu’ils ont démissionné individuellement comme Lafontaine.

Il n’y aura pas de congrès d’unification entre le PDS et la WASG. Le Linkspartei existe déjà comme tel. Le programme et la stratégie de ces deux organisations ont été repris tels quels, sans processus de consultation, et ne feront donc pas l’objet d’une élaboration démocratique, où la base aurait à trancher. La bureaucratisation n’est pas une menace pour un avenir lointain : le parti est déjà dominé par une bureaucratie. Le Linkspartei n’est pas susceptible d’entrer un jour dans un gouvernement bourgeois : le Linkspartei-PDS est déjà présent dans deux gouvernements régionaux néolibéraux. En un mot : le Linkspartei sera ce qu’il est déjà aujourd’hui. Si des luttes importantes n’éclatent pas, il ne se transformera pas.

Pour autant, le Linkspartei n’est pas monolithique. Les rapports de forces internes n'y sont pas encore définitivement fixés et pourraient réserver plus d’une surprise. On peut y distinguer au moins cinq composantes. Les trois plus importantes sont : la majorité du PDS, avec un vague horizon socialiste et un appareil très bien structuré, la majorité de la WASG, qui n’a pas d’utopie concrète, mais bénéficie du savoir-faire de ses fonctionnaires syndicaux, et le courant regroupé autour d’Oskar Lafontaine, qui critique le néolibéralisme à la fois par la gauche et par la droite. C’est celui qui draine le plus de monde vers le parti, avec la plus dangereuse mixture qui soit. C’est là un facteur d’explosion. Il y a aussi deux autres composantes plus petites : une fraction minoritaire du PDS qui ne s’appuie pas sur l’appareil du parti, mais sur celui de l’État, c’est-à-dire sur sa participation à des gouvernements. Et enfin une cinquième, qui de par ses divisions n’en est en fait pas une : des socialistes de gauche — SAV (2), Linksruck (3) et l’internationale sozialistische linke —, et des staliniens et ex-staliniens — KPF (4), DKP (5) et DIDF (6). Les sociaux-libéraux de la majorité de la WASG, la clique ministérialiste néolibérale de la minorité du PDS et les populistes autour de Lafontaine ont un caractère totalement bourgeois. Ils ont renoncé à toute politique en faveur de la classe travailleuse ainsi qu’à un but socialiste. En revanche, la majorité du PDS a un double caractère, dans la mesure où elle défend toujours l’objectif d’une société socialiste. Et faut-il donc absolument caractériser les groupes socialistes de gauche qui, tel Linksruck, renoncent à défendre publiquement des positions révolutionnaires pour des raisons tactiques ?

Les instruments classiques d’analyse du mouvement ouvrier (les notions de réformisme, centrisme, marxisme révolutionnaire) semblent ne pas êtres opérantes pour ce parti. Mais s’ils ne sont pas opérants, ce n’est pas parce qu’ils seraient désespérément obsolètes et historiquement dépassés. Cette classification a peu de sens, parce qu’elle ne permet de caractériser que deux courants : la majorité du PDS (et peut-être aussi le DKP et la KPF) comme réformiste, et quelques organisations du cinquième courant comme centristes. Le social-libéralisme, le néolibéralisme et le populisme sont certes très présents dans le Linkspartei, mais ce sont des courants extérieurs au mouvement ouvrier.

Que l’on souscrive ou non à ce qui est affirmé ici, la conclusion ne devrait pas tellement faire débat : en réunissant le populisme, le social-libéralisme, le néolibéralisme, le réformisme et un centrisme qui ne défend pas publiquement la lutte de classes et le socialisme, on n’obtiendra pas un parti socialiste de gauche.

La conclusion, c’est qu’une appréciation critique de ce parti ne découle pas d’une critique de certaines faiblesses prises isolément, aussi scandaleuses que certaines de ses positions puissent être, comme par exemple les reculades sur la question du salaire minimum. Le caractère de ce parti est déterminé tout autant par sa structure bureaucratique que par son orientation politique et programmatique générale. Ce parti n’est pas instrumentalisé par une fraction de la classe travailleuse en voie de radicalisation : ceux et celles qui, travaillant en entreprises, le rejoignent, n’ont aucune influence sur son image et son orientation. Ceux qui prétendent le contraire se font des illusions et en répandent autour d’eux.

Les chances de succès du Linkspartei

Dans les cinq années à venir, il va aller de succès en succès : à toutes les élections, le Linkspartei aura des élus nombreux, sur des scores importants. Avec les succès électoraux, les subsides publics vont pleuvoir. Un grand nombre de sièges vont être à pourvoir, ainsi que des postes d’attachés parlementaires et de permanents pour le parti. Rien que pour l’Allemagne de l’ouest, cela représente plus de postes que le PDS et la WASG n’avaient d’adhérents il y a peu encore. L’argent et le succès vont attirer des carriéristes, et poser le problème de la participation au gouvernement fédéral. Le toboggan du parlementarisme va accélérer l’interpénétration de l’appareil du parti et de celui de l’État. Les batailles pour le pouvoir, les carrières et l’argent vont certainement davantage imprimer leur marque que les discussions programmatiques lors des congrès. L’évolution des Verts et du PDS en sont des exemples frappants, de même que les assemblées du PDS consacrées à la désignation des candidats pour le Bundestag.

Le Linkspartei et les syndicat

Rien n’illustre mieux l’étendue de la démoralisation de la bureaucratie syndicale que son soutien au Linkspartei. Soumis à la pression de l’offensive du capital, l’appareil central autour de Peters (président de l’IG Metall) et de Bsirske (président de Verdi, syndicat du service public, des médias, des transports, de la poste et du commerce, 2,5 millions de membres) ne mise en rien sur la force de ses organisations, sur la contre-offensive dans les entreprises et dans la rue, mais il encourage directement et indirectement la formation de ce nouveau parti… pour faire pression sur le SPD. Ce n’est que parce qu’ils y trouvent cet intérêt que l’on peut expliquer comment tant de permanents syndicaux peuvent se permettre de consacrer une partie importante de leur activité au parti. En même temps, la bureaucratie syndicale utilise le Linkspartei comme paratonnerre, pour détourner les critiques que suscitent sa passivité, sa démoralisation et son désarroi.

A l’égard des syndicats, le Linkspartei se veut « neutre ». Quasiment aucun des secrétaires syndicaux permanents qui occupent des fonctions dirigeantes dans le parti ne se trouve dans les syndicats en opposition ouverte à la direction. Il partage aussi les mêmes conceptions programmatiques (comme la cogestion).

Cette « neutralité » n’empêche pas la bureaucratie syndicale d’intervenir dans les affaires du parti. La question du salaire minimum a été un test pratique après que Bsirske, le président de Verdi, ait dénigré dans la presse bourgeoise la revendication du Linkspartei d’un salaire minimum légal à 1400 € par mois. Lafontaine, le ministre PDS Holter et le directeur de campagne Ramelow ont fait tout ce qu’ils ont pu pour minimiser et adapter cette revendication, de façon à conforter le « réalisme » du Linkspartei dans l’opinion publique.

Effet d’aspiration

La gauche ouest-allemande baigne dans l’euphorie. Alors que pendant des décennies, en Allemagne de l’ouest, les socialistes ont fait des scores électoraux compris entre 0,1 % et 1 %, ils croient être à la veille d’une percée. Et qui donc souhaiterait voir sa lanterne rester éternellement sous le boisseau ? En Allemagne de l’est, où la gauche socialiste indépendante est très loin de jouer dans la même cour que le PDS, il n’y a pas le même enthousiasme ; mais on y voit quand même une opportunité de « montrer à ceux d’en haut de quoi on est capables ».

La gauche socialiste ouest-allemande va connaître des changements très importants. Les succès du Linkspartei vont lui attirer encore beaucoup d’autres militant(e)s organisé(e)s et exercer une pression importante sur toutes les stratégies de construction. Une organisation comme le MLPD (7), qui arrive à faire croire à ses membres qu’elle exerce une « influence de masse » et qu’elle vole de « succès en succès », va avoir du mal à faire face à la réalité des scores électoraux comparés.

Comme toutes les organisations trotskistes sauf le RSB travaillent dans le Linkspartei, il est nécessaire d’ajouter un mot sur l’entrisme. Même dans les conditions d’un reflux de la lutte de classes, on pourrait concevoir que des socialistes révolutionnaires fassent dans ce parti un travail entriste « qui marche » de leur point de vue, qu’ils participent à des débats, qu’ils vendent des journaux à la base et recrutent clandestinement des militant(e)s, etc… à condition qu’ils le fassent de façon organisée. Pour qui se contente en revanche d’occuper des postes « importants », son cadre organisationnel d’origine apparaîtra tôt ou tard comme superflu et « sectaire ». Mais ce qui est de toute façon contestable, c’est l’idée — qui relève quasiment déjà de la profession de foi — selon laquelle on ne peut militer de façon intéressante qu’à l’intérieur du Linkspartei.

Opposition extraparlementaire

Les socialistes révolutionnaires qui sont dans le Linkspartei insistent eux aussi sur l’importance du travail extraparlementaire. Quant à savoir si en plus de tous les débats internes et des campagnes électorales, il leur restera du temps pour cela, c’est leur problème. La construction de la gauche syndicale ne passera pour ainsi dire pas par le Linkspartei, même si au sein des syndicats une différenciation se fait selon les partis, entre SPD et Linkspartei, ce qui crée les prémisses d’une nouvelle situation. Mais quand les mouvements sociaux naissent et se développent, c’est indépendamment des partis, même s’il devait apparaître que beaucoup de leurs militant(e)s se reconnaissent dans le Linkspartei. Faire des luttes sa priorité devrait relever de l’évidence pour des socialistes révolutionnaires, même s' ils sont membres du Linkspartei. En outre, le développement du mouvement extraparlementaire constitue la seule possibilité de modifier le rapport de forces entre les classes. Ce n’est pas dans les Parlements qu’on pourra stopper l’offensive néolibérale.

C’est justement le fait que la question sociale se retrouve de nouveau au centre des discussions qui devrait constituer un encouragement à propager des revendications anticapitalistes dans la classe travailleuse. A partir du Linkspartei, il serait actuellement absolument impossible de défendre publiquement la nécessité d’un salaire horaire au minimum légal de 10€, , d’un revenu mensuel minimum 1500€ brut, de l’interdiction des licenciements, de l’expropriation des entreprises qui font des profits tout en détruisant des emplois, de la semaine de 30 heures sans perte de salaire avec embauches correspondantes et contrôle des conditions de travail, de réduction du temps de travail jusqu’à ce que chacun(e) ait un emploi, d’ouverture des livres de compte, d’expropriation des 756 000 millionnaires en dollars, et de droits égaux pour tous et toutes. Pour qui veut défendre publiquement une politique révolutionnaire, ce n’est possible qu’en dehors de ce parti.

Indépendamment des combinaisons gouvernementales qui sortiront des élections au Bundestag, et des possibilités d’évolution et de mobilisation différentes qu’elles impliquent, ce sont les prochaines échéances de mobilisation qui sont notre priorité : la proposition d’une grande initiative au printemps 2006, sur le modèle de la manifestation centrale à Berlin du 1er novembre 2003, sera discutée en novembre lors du « congrès de l’opposition extraparlementaire ». Cette initiative a été reprise au Forum social allemand, qui organise les 19 et 20 novembre une conférence de discussion des actions et de la stratégie. Voilà qui vient confirmer l’orientation de ceux qui veulent construire une opposition extra-parlementaire pour briser l’offensive du capital. Que nous soyons dans ou en dehors du Linkspartei, mettons tout en œuvre ensemble pour que les mobilisations de ce printemps soient à la hauteur de cet enjeu.

4 septembre 2005

1. Pour des éléments d’information sur l’apparition du Partei Arbeit und soziale Gerechtigkeit – Die Wahlalternative (WASG, Parti pour l’emploi et la justice sociale — Alternative électyorale) on se reportera aux articles parus dans Inprecor n° 489/499 d’octobre-novembre 2004 et dans Inprecor n° 501/502 de janvier-février 2005.

2. Sozialistische Alternative Voran (en avant !), est la section allemande du Comité pour une Internationale ouvrière (dont l’organisation principale est le Socialist Party, issu de la majorité de l’ancien courant Militant de Grande-Bretagne)

3. Linksruck (un coup à gauche) est la section allemande de la Tendance socialiste internationale, le courant dirigé par le SWP britannique.

4. La Kommunistische Plattform (Plate-forme communiste) est un courant dans le PDS, majoritairement traditionaliste, nostalgique, avec de fortes tendances « campistes » et staliniens dans le PDS, désirant un le retour à l’ancienne RDA d’avant la réunification, prenant rarement position dans les débats d’orientation actuels, par exemple sur la participation gouvernementale du PDS dans des coalitions « rouge-rouges » (SPD-PDS). Sa représentante la plus connue est Sarah Wagenknecht.

5. Le Deutsche Kommunistische Partei (Parti communiste allemand), entre 3 000 et 5 000 membres, souvent âgés, ancien PC pro-Moscou, en lien surtout avec la RDA, est présent surtout à l’ouest, depuis quelques années avec quelques membres dans les « nouveaux Länder », surtout des ex-membres du PDS. Il publie l’hebdomadaire Unsere zeit et est devenu assez hétérogène, avec un profil différent d’une ville ou région à l’autre.

6. DIDF (Fédération des Associations Ouvrières Démocratiques) est une importante organisation de masse ex-maoïste (et ex-stalinienne) de l’immigration turque en Allemagne, avec certains liens au parti EMEP (Emegin Partisi, Parti du travail) en Turquie. En différence de la grande majorité des autres courants de l’immigration turque et kurde, DIDF n’a pas une orientation vers la politique en Turquie, mais a une pratique de travail syndical systématique dans les syndicats (DBG) et de participation dans des initiatives unitaires avec la gauche et l’extrême-gauche allemande. DIDF appelle à un vote pour le Linkspartei et a quelques candidat(e)s sur ses listes.

7. Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne), qui se réclame de Mao Zedong, est la force d’extrême-gauche de loin la plus importante en Allemagne (environ 2 000 membres) et présente des listes aux élections pour le Bundestag. Le MLPD est et un des partis maoïstes ou mao-staliniens les plus importantes d’Europe. il entretient des liens, entre autres, avec le Parti communiste des Philippines de José Maria Sison...

Traduction : Gérard Torquet et Pierre Vandevoorde (de l'allemand)

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