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Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

N° 649-650 février-mars 2018

RÉSOLUTION GÉOPOLITIQUE (2/2)

Mondialisation capitaliste, impérialismes, chaos géopolitique et leurs implications

Cette résolution a été adoptée par le 17e Congrès mondial de la IVe Internationale par 109 mandats pour, 5 contre, 1 abstention.

Introduction

I. Une nouvelle galaxie impérialiste

II. Une instabilité géopolitique chronique

III. Mondialisation et crise de gouvernabilité

IV. Les nouveaux (proto)impérialismes

V. Nouvelles extrêmes droites, nouveaux fascismes

VI. Régimes autoritaires, exigence démocratique et solidarités

VII. Expansion capitaliste et crise climatique

VIII. Un monde de guerres en permanence

IX. Les limites de la superpuissance

X. Internationalisme contre campisme

XI. Crise humanitaire

XII. Une guerre sociale mondialisée

VII. Expansion capitaliste et crise climatique

Le 17e congrès mondial de la IVe Internationale a adopté une résolution sur l’écologie à laquelle nous renvoyons. Notons ici brièvement que la réintégration du « bloc » sino-soviétique dans le marché mondial a permis une énorme expansion de l’aire géographique où domine le capital, ce qui nourrit une accélération de la crise écologique globale, sur de multiples terrains. La réduction des émissions de gaz à effet de serre doit commencer sans plus tarder dans les grands pays émetteurs du Sud et pas seulement du Nord.

Dans ce contexte, le règlement de la « dette écologique » au Sud ne doit pas favoriser le développement capitaliste mondial et profiter soit aux transnationales nippo-occidentales implantées au Sud, soit aux transnationales du Sud (du type agro-industrie brésilienne), ce qui ne ferait que nourrir toujours plus crises sociales et environnementales.

Il y a bien toujours la nécessité d’une solidarité « nord → sud », par exemple en défense des victimes du chaos climatique. Cependant, plus que jamais, c’est une lutte commune « antisystémique » qui est à l’ordre du jour dans les rapports « nord-sud » du point de vue des classes populaires : c’est-à-dire un combat conjoint pour une alternative anticapitaliste, une autre conception du développement au « nord » comme au « sud ».

Le point de départ étant le combat socio-environnemental pour « changer le système, pas le climat », il a pour socle les mouvements sociaux et pas seulement les coalitions spécifiques sur le climat. Il faut donc travailler à l’articulation entre les deux. Si l’on n’« écologise » pas le combat social (à l’instar de ce qui peut déjà se faire dans des luttes paysannes ou urbaines), l’expansion numérique des mobilisations « climat » restera à la surface des choses.

Du fait du réchauffement atmosphérique global, les couvertures glaciaires se réduisent, le niveau des océans s’élève, les nappes phréatiques s’assèchent, les déserts s’étendent, l’eau douce devient plus rare, l’agriculture est menacée et les phénomènes climatiques extrêmes deviennent plus fréquents. Les effets du super-typhon Haiyan aux Philippines dépassent en ampleur ce contre quoi on était déjà averti. Le futur annoncé fait déjà partie du présent. Cela a des conséquences déstabilisatrices qui vont bien au-delà des régions directement affectées et provoquent des crises en chaine (voir les tensions entre le Bangladesh et l’Inde sur la question des réfugiés migrants, ou les conflits interétatiques pour le contrôle des réserves aquifères). L’organisation des victimes du chaos climatique, leur défense et l’aide à leur auto-organisation font pleinement partie du socle du combat écologique.

Autre question clef, la souveraineté alimentaire qui donne aux peuples le droit et les moyens de définir leurs propres systèmes alimentaires. Elle donne le pouvoir à celles et ceux qui produisent, distribuent et consomment plutôt qu’aux grandes entreprises et aux institutions du marché qui dominent aujourd’hui ce secteur. Elle permet de mettre un terme à l’accaparement des terres et exige une ample réforme agraire pour remettre les terres aux producteurs.

L’un des aspects les plus destructeurs de la crise environnementale est son impact sur la biodiversité – ce que l’on nomme la « sixième extinction ». L’avenir de notre propre espèce ne peut être séparé de cette crise de la biodiversité.

VIII. Un monde de guerres en permanence

Nous sommes entrés dans un monde de guerres (au pluriel) en permanence. Cette situation ne concerne pas que les conflits internationaux. Elle caractérise aussi la situation interne à des pays d’Afrique ou d’Amérique latine, comme le Mexique.

Les guerres sont là pour durer, sous de multiples visages. Nous devons donc nous intéresser à nouveau à la façon dont elles sont menées, y compris par les résistances populaires, pour mieux comprendre les conditions d’une lutte, la réalité d’une situation, les exigences concrètes de la solidarité… Pour cela, chaque guerre doit être analysée dans ses spécificités. Nous sommes en effet confrontés à des situations très complexes, comme au Moyen-Orient où, dans le cadre d’un théâtre d’opérations unique (Irak-Syrie) s'emboîtent des conflits aux caractéristiques spécifiques, au point de nourrir des tensions et contradictions entre forces progressistes.

Il nous faut cependant garder une boussole dans une géopolitique très complexe : indépendance de classe contre les impérialismes, contre les militarismes, contre les fascismes et contre la montée des mouvements identitaires « anti-solidaires » (racistes, islamophobes et antisémites, xénophobes, castéistes, fondamentalistes, homophobes, misogynes, masculinistes…).

Qui dit guerres devrait dire mouvement antiguerre. Les guerres étant très différentes les unes des autres, la constitution de tels mouvements en synergie ne va pas de soi. Pourtant, il y a, en Asie notamment, des mouvements antiguerre vivaces. Stratégiquement parlant, sur le continent eurasiatique, le dépassement des frontières héritées de l’ère des blocs se fera en particulier sur cette question.

Notre solidarité doit s’affirmer envers toutes les populations victimes du militarisme, envers toutes les résistances populaires aux guerres provoquées par l’ordre néolibéral et les ambitions de puissances. Une attention nouvelle doit être portée au combat pour le désarmement nucléaire universel, après l’adoption à l’ONU d’un traité à cette fin et l’attribution du prix Nobel de la paix à l’organisation qui en fut la cheville ouvrière (la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, ICAN).

IX. Les limites de la superpuissance

Les règles uniques de l’ordre capitaliste mondialisé n’empêchent pas certains pays d’être plus égaux que d’autres ; les États-Unis se permettent des choses qu’ils n’autorisent pas ailleurs. Ils jouent sur la place du dollar pour « exporter » leur « droit » de poursuites judiciaires ; ils contrôlent une bonne part des technologies les plus avancées et commandent une puissance militaire sans pareille. Leur État garde des fonctions régaliennes mondiales que d’autres, dans le monde occidental, n’ont plus –ou dont ils n’ont plus les moyens. La nouveauté cependant, c’est qu’ils doivent faire face dans cette dernière décennie à la Chine dont l’État pilote l’expansion internationale et qu’ils n’ont plus le monopole en ce domaine.

Les États-Unis restent la seule superpuissance au monde – et pourtant, ils perdent les guerres qu’ils ont engagées de l’Afghanistan à la Somalie. La faute en est peut-être à la mondialisation néolibérale qui leur interdit de consolider socialement (en alliance avec des élites locales) des gains militaires temporaires. Cela peut aussi être une conséquence de la privatisation des armées, les firmes de mercenaires jouant un rôle croissant, ainsi que les bandes armées « non officielles » au service d’intérêts particuliers (grandes entreprises, grandes familles possédantes…).

C’est aussi que cette puissance, aussi super qu’elle soit, n’a pas les moyens d’intervenir tous azimuts dans des conditions d’instabilité structurelle généralisée. Elle aurait besoin d’impérialismes secondaires capables de l’épauler. La France et la Grande-Bretagne n’ont plus que des capacités très limitées. Le Brexit a porté un coup sévère à la constitution d’un impérialisme européen unifié alors que le Royaume-Uni commande l’une des deux seules armées significatives de l’Union.

L’élection de Donald Trump et ses déclarations unilatéralistes posent en termes aigus un problème plus ancien : dans quelle mesure le « parapluie stratégique » assuré par les États-Unis est-il garanti ? La réponse est claire : dans une mesure incertaine. Les faucons de la droite japonaise en tirent les conséquences. Qu’en sera-t-il en Europe occidentale ? L’Allemagne impérialiste est sous pression. Peut-elle continuer à profiter de sa position économique dominante sans assumer de responsabilités militaires ? La crise de l’UE, la pression russe et la posture de Washington posent objectivement la question du réarmement allemand – alors que dans ce pays (de même qu’au Japon) l’hostilité au militarisme est très profonde dans la population.

L’actuel gouvernement japonais affiche sans fard ses ambitions nationalistes et militaristes. Il doit cependant encore briser les résistances civiques à l’achèvement de son réarmement (porte-avions, arme nucléaire…). Ces résistances sont particulièrement vives dans l’île d’Okinawa où se trouvent les plus grandes bases militaires étatsuniennes. Plus généralement, la mémoire historique de l’invasion nippone en Asie, initiant en Extrême-Orient la Seconde Guerre mondiale, est loin d’être dissipée. L’archipel japonais constitue certes une pièce maîtresse du système de domination des États-Unis dans le Pacifique nord. Cependant, Tokyo n’est toujours pas en mesure d’assumer directement des responsabilités géopolitiques internationales et de seconder ainsi Washington. De plus, la politique erratique de Donald Trump et le peu de cas qu’il fait de l’opinion de ses alliés ne facilitent pas la tâche d’Abe Shinzo.

Ni à l’ouest, en Europe, ni à l’est, en Asie, l’impérialisme étatsunien ne peut compter sur des alliés fiables et efficaces.

X. Internationalisme contre campisme

Il n’y a plus de grande puissance (une catégorie à laquelle Cuba n’appartient pas) « non » ou « anti » capitaliste. Il faut en tirer toutes les conclusions.

Dans le passé, sans jamais nous aligner sur la diplomatie pékinoise, nous défendions la République populaire de Chine (et la dynamique de la révolution) contre l’alliance impérialiste nippo-américaine – nous étions en ce sens dans son camp. Nous nous sommes opposés à l’OTAN quoi que nous pensions du régime stalinien ; nous n’étions pas pour autant « campistes », car cela ne limitait pas notre combat contre la bureaucratie stalinienne. Nous agissions simplement dans un monde où s’articulaient les lignes de conflits révolutions/contre-révolutions, blocs Est/Ouest et sino-soviétique. Cela n’est plus le cas aujourd’hui.

La logique « campiste » a toujours conduit à abandonner des victimes (celles qui se trouvent être du mauvais côté) au nom du combat contre « l’ennemi principal ». C’est encore plus vrai aujourd’hui que par le passé, car elle amène à se ranger dans le camp d’une puissance capitaliste (Russie, Chine) – ou a contrario dans le camp occidental quand Moscou ou Pékin sont perçus comme la menace première. On alimente ce faisant des nationalismes agressifs et on sanctifie les frontières héritées de l’ère des « blocs » alors précisément que nous devons les effacer.

Le campisme peut aussi conduire à soutenir en Syrie le régime meurtrier d’Assad et l’intervention russe – ou bien la Coalition sous hégémonie étatsunienne et incluant notamment l’Arabie saoudite. Même confrontée au martyr d’Alep, une partie de la gauche radicale internationale a continué à regarder ailleurs, pour ne pas rompre avec sa tradition campiste. D’autres courants se contentent de condamner l’intervention impérialiste en Irak et Syrie (ce qu’il faut certes faire), mais sans dire ce qu’est et ce que fait l’État islamique ni appeler à y résister.

Ce type de position interdit de poser clairement l’ensemble des tâches de solidarité. Rappeler la responsabilité historique des impérialismes, de l’intervention de 2003, les objectifs inavoués de l’actuelle intervention syro-irakienne, dénoncer son propre impérialisme ne suffit pas. Il faut penser les tâches concrètes de solidarité du point de vue des besoins (humanitaires, politiques et matériels) des populations victimes et des mouvements en lutte. Ce qui ne peut se faire sans s’attaquer aussi au régime Assad et aux mouvements fondamentalistes contre-révolutionnaires.

De même, dans le cas des conflits à la frontière qui divise actuellement l’Est européen, comme dans le cas de l’Ukraine, notre orientation a été de nous battre, dans tous les pays, dans ou hors de l’UE, pour une autre Europe basée sur la libre association de peuples souverains contre tous les rapports de domination (nationaux, sociaux…) – ce que signifie pour nous le socialisme.

XI. Crise humanitaire

Politiques néolibérales, guerres, chaos climatique, convulsions économiques, décompositions sociales, violences exacerbées, pogromes, effondrement des systèmes de protection sociale, épidémies ravageuses, femmes réduites en esclavage, enfants martyrs, migrations forcées… Le capitalisme triomphant, débridé, accouche d’un monde où les crises humanitaires se multiplient.

La désintégration de l’ordre social touche de plein fouet les États dans des pays comme le Pakistan. Au Mexique, notamment, la décomposition du capitalisme n’a pas conduit à l’émergence d’un nouveau fascisme, mais il a transformé les gangs criminels marginalisés, agissant clandestinement en de véritables groupes de pouvoir, associés à la classe politique dominante, au capital financier international. Ils étendent leurs réseaux au reste de l’Amérique latine et aux États-Unis. En plus du trafic de drogue, ils sont impliqués dans l’enlèvement et la traite des femmes. Ils contrôlent de vastes portions du territoire et ont une base sociale. La soi-disant guerre contre la drogue, les conflits entre les différents gangs criminels et les dommages « collatéraux » ont provoqué plus de morts que la guerre en Irak. Leur existence facilite l’accumulation capitaliste par la dépossession en expulsant des milliers de paysans et les peuples autochtones de leurs terres au profit des sociétés transnationales engagées principalement dans l’extractivisme. Elle justifie la militarisation du pays et la criminalisation de la protestation sociale. Bien qu’elles-mêmes n’affichent pas de profil politique, ces bandes sous-tendent le processus d’accumulation du capital et promeuvent une culture misogyne, sexiste, homophobe et xénophobe. Elles offrent un terrain fertile pour la formation de groupes paramilitaires au service des oligarchies.

Sous la pression de l’extractivisme et du pillage extrême des ressources naturelles, l’accaparement des terres et de l’eau, une des plus grandes crises de migrations et de réfugiés se déroule depuis plusieurs décennies en Afrique sub-saharienne. La plus grande partie des réfugiés et des migrants sont africains, mais, à l’inverse des mythes habituels, la plupart d’entre eux (4,5 millions) restent « localisés » en Afrique. Dans les prochaines années, on estime que 10 à 20 millions d’Africains seront arrachés à leurs lieux de vie, comme résultat du bouleversement climatique induit par le capitalisme.

Au lieu d’être renforcé face à l’urgence, le droit humanitaire est foulé aux pieds par les États. L’Union européenne ne fait même plus semblant de respecter la loi internationale en ce qui concerne l’accueil des réfugiés. L’accord scélérat négocié avec la Turquie en est l’illustration. Il en va de même du sort fait aux Rohingya en Asie du Sud-Est.

Une violence sans limites s’affiche souvent ouvertement. L’hyper-violence n’est alors plus niée, mais mise en scène, comme le fait l’État islamique. Le féminicide dans des pays tels que l’Argentine ou le Mexique prend des formes extrêmes : corps empalés, brulés ; elles n’ont rien à envier aux violences « traditionnelles » des « crimes d’honneurs » (rebelles à l’ordre patriarcal enterrées vivantes…).

Après George W. Bush et les attentats du 11 septembre 2001, l’humanité même de l’ennemi est niée par un nombre croissant de gouvernements. Au nom du combat du « Bien » contre le « Mal », la « guerre humanitaire » s’est en effet libérée du droit humanitaire et du droit de la guerre : l’ennemi « absolu » n’a plus droit à aucun droit – il pourrit dans des geôles fondamentalistes ou dans le « trou noir » de Guantanamo et des prisons secrètes de la CIA implantées dans divers pays.

À cette barbarie moderne doit répondre un élargissement des champs d’action internationalistes. Gauches militantes et mouvements sociaux doivent en particulier assurer le développement de la solidarité « de peuple à peuple », de « mouvements sociaux à mouvements sociaux », envers les victimes de la crise humanitaire.

Après une période où la notion même d’internationalisme était souvent décriée, la vague altermondialiste, puis la multiplication des « occupations » de places ou de quartiers, lui a redonné ses lettres de noblesse. Il faut maintenant que cet internationalisme revivifié trouve des formes d’action plus permanentes, sur tous les terrains de la contestation. Cela ne se fera pas spontanément, on note en effet un amoindrissement du sens de la solidarité ou de sa mise en œuvre dans de trop nombreux pays.

XII. Une guerre de classe mondialisée

Le capitalisme mondialisé mène une guerre de classe mondialisée.

Ses objectifs ne sont pas conjoncturels. Il ne vise pas à imposer un compromis historique qui lui soit plus favorable que celui que les bourgeoisies durent accepter après la Seconde Guerre mondiale – il veut régner sans plus avoir à nouer de compromis avec les classes populaires. Il n’impose a priori aucune limite à son offensive. Il instaure pour cela un nouveau mode de domination.

La brutalité de l’attaque suscite des résistances, parfois massives. En témoigne aujourd’hui avec éclat l’ampleur internationale du 8 mars 2017 et des mobilisations répétées de femmes de l’Argentine à la Pologne, de l’Inde à l’Iran, de la Tunisie à l’État espagnol ou à l’Italie, de la Turquie au Mexique, des États-Unis au Pakistan… Elles subissent en effet de plein fouet les effets combinés du néolibéralisme, de la précarisation sociale, de la montée de courants réactionnaires et contre-révolutionnaires, des situations de guerres, de l’exaspération des violences et des féminicides. Par-delà la multiplicité des situations et des revendications, les femmes en lutte se retrouvent souvent à l’avant-garde des résistances collectives au nouveau désordre mondial.

Dans un rapport de forces qui reste défavorable, les résistances démocratiques et sociales offrent des points d’appui pour reconstruire une capacité d’initiative des mouvements populaires et anticapitalistes (voir la résolution adoptée sur ces questions par le congrès mondial).

Il reste bien des questions « ouvertes » concernant la dynamique propre au capitalisme mondialisé, notamment en matière économique, et ses implications stratégiques. Pour en nommer quelques-unes : Une nouvelle crise financière menace, sans que l’on sache quels en seraient le détonateur et les conséquences. Les innovations technologiques liées à l’informatique vont-elles enfin avoir un effet significatif sur la productivité du travail ? Sommes-nous entrés dans une période de stagnation longue ? Des secteurs significatifs de la bourgeoisie peuvent-ils faire le choix d’un nouveau protectionnisme, alors que les accords de libre-échange s’étendent encore ? Le réchauffement climatique et la crise écologique globale contribuent-ils à imposer des limites absolues au développement capitaliste ? Le travail de réflexion collective doit se poursuivre en ce domaine.

Quoi qu’il en soit, la précarisation de l’emploi et des conditions générales de vie, la déchirure du tissu social, vont se poursuivre dans la majorité des pays. Les oppressions vont s’accentuer, si les solidarités ne s’y opposent pas avec suffisamment de force. Les ravages de la crise écologique vont s’étendre. L’instabilité géopolitique va s’aggraver encore.

L’alternative historique « socialisme ou barbarie » prend aujourd’hui tout son sens – et donne tout son sens au combat internationaliste dans lequel nous sommes engagés. ■

* Cette résolution a été adoptée par le 17e Congrès mondial de la IVe Internationale par 109 mandats pour, 5 contre, 1 abstention.

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